Guide de voyage: Le Pont-Chrétien-Chabenet 2026

Le Pont-Chrétien-Chabenet : idées de séjour, infos pratiques et culturelles

Le Pont-ChrĂ©tien-Chabenet (Indre). Le pont couvert. Le pont de bois, couvert, enjambe la Bouzanne. Ce pont doit ĂȘtre, en France, le seul ouvrage en bois entiĂšrement couvert (le pont couvert moderne de Saint-Gervais-sous-Meymont reste une exception, il n'est pas fermĂ© sur les cĂŽtĂ©s). ClassĂ© monument historique le 20 juillet 1992, son Ă©dification a Ă©tĂ© autorisĂ©e par la prĂ©fecture de l’Indre en 1855 suite Ă  une demande du Comte de Poix, seigneur de Chabenet. Le pont a Ă©tĂ© restaurĂ© en 2001. Selon la version locale, le pont couvert aurait Ă©tĂ© bĂąti, entre 1847 et 1854, lors de la construction du tronçon ChĂąteauroux/Argenton-sur-Creuse du chemin de fer du Centre (ligne Paris-Toulouse), pour permettre aux ouvriers italiens travaillant au percemement du tunnel et au chemin du viaduc des Roches, de franchir quotidiennement la Bouzanne. La traversĂ©e de la Bouzanne, effectuĂ©e jusque lĂ  en barque, avait coĂ»tĂ© le vie Ă  neuf d'entre eux le 20 avril 1847, leur embarcation ayant Ă©tĂ© emportĂ©e par une crue. En outre la couverture du pont offrait un abri pour le repas des ouvriers. Selon une autre version, le pont aurait Ă©tĂ© construit vers 1860 par le comte de Poix pour desservir ses domaines. Le tronçon ChĂąteauroux-Limoges de la ligne Paris-Toulouse sera confiĂ© au jeune ingĂ©nieur Jules Carvallo*, nĂ© en 1820 au sein d'une famille d'origine juive portugaise. Peu de temps aprĂšs sa sortie des Écoles polytechnique et des ponts et chaussĂ©es, Il doit donc superviser la rĂ©alisation du tunnel des Roches et le viaduc enjambant la Bouzanne*. Il va ĂȘtre confrontĂ© Ă  la dure rĂ©alitĂ© du terrain. "Les chantiers de chemins de fer avaient la rĂ©putation d'ĂȘtre ingĂ©rables. Ils rĂ©unissaient un nombre impressionnant d'ouvriers, de corps de mĂ©tiers et de provenances gĂ©ographiques. Les conditions de vie et de travail y Ă©taient en outre Ă©pouvantables. C'est pourquoi les bagarres Ă©taient quotidiennes et d'une grande violence." (LĂ©andre Boizeau*) Jules Carvallo, qui n'a pas encore 30 ans, sera donc confrontĂ© Ă  la noyade des neuf ouvriers qui traversaient la Bouzanne en crue, il devra Ă©galement s'interposer, armĂ©, Ă  des ouvriers grĂ©vistes, il sera mĂȘme accusĂ© d'actes crapuleux. AprĂšs ce sĂ©jour mouvementĂ© au Pont-ChrĂ©tien de1845 Ă  1852, l'homme est devenu "influent, respectable et respectĂ©." Les difficultĂ©s de Carvallo s'inscrivent dans une pĂ©riode, par ailleurs plutĂŽt tragique dans la rĂ©gion, avec les Ă©meutes de Buzançais. Dans les campagnes de l’Indre, durant l'hiver de 1846/1847, la maladie de la pomme de terre, la spĂ©culation sur le blĂ© et le chĂŽmage saisonnier aggravent les conditions de vie trĂšs prĂ©caires du petit peuple des villages, journaliers agricoles et artisans. On se rĂ©volte contre les profiteurs, les usuriers, les propriĂ©taires. La “Jacquerie de Buzançais*” restera l'affaire la plus considĂ©rable, mais ce ne sera pas la seule, 35 localitĂ©s de l'Indre veront des Ă©meutes. La radicalitĂ© des actions et la duretĂ© de la rĂ©pression, provoquent la rĂ©action de personnalitĂ©s, comme George Sand*, Gustave Flaubert, Victor Hugo, ou encore Karl Marx*. Le trajet aurait pu, sans doute, ĂȘtre plus simple et moins coĂ»teux, mais on peut penser que le Comte De Poix, important actionnaire des chemins de fer d’OrlĂ©ans, a fait revoir le tracĂ© pour qu’il Ă©vite ses vignes et son chĂąteau. Son wagon spĂ©cialement amĂ©nagĂ© Ă©tait stationnĂ© en gare de Chabenet. LĂ©andre Boizeau, instituteur dans l'Indre, l'un des membres fondateurs du magazine saisonnier (plus quelques numĂ©ros spĂ©ciaux) berrichon, la Bouinotte. Jules Carvallo (1820-1915), publiera une "Ă©tude sur la StabilitĂ© des voĂ»tes" en 1853. En 1860, il sera l'un des six signataires de l'appel fondateur de "l'Alliance IsraĂ©lite universelle". Cette fondation est une consĂ©quence de l'affaire de Damas (suite de la disparition d’un moine franciscain Ă  Damas, des Juifs de la ville, accusĂ©s de crime rituel, sont arrĂȘtĂ©s et torturĂ©s ; certains meurent), et de l'affaire Mortara. (Edgardo Mortara, nĂ© en 1851 dans une famille juive de Bologne, est enlevĂ© par les autoritĂ©s papales car il avait Ă©tĂ© baptisĂ© Ă  l’ñge d’un an par la servante catholique de la famille. Il n’est jamais rendu Ă  sa famille et devient mĂȘme prĂȘtre). Au cours d'une Ă©meute Ă  Buzançais, initiĂ©e par le vol d'un convoi de blĂ© - 1060 dĂ©calitres - motivĂ© par la famine, entre le 13 et le 15 janvier 1847, des Ă©meutiers tentent d'assassiner le meunier Cloquemin et les propriĂ©taires Brillant et Gaulin aprĂšs avoir pillĂ© leurs maisons. Enfin, battent Ă  coups de bĂąton, de fourche et de sabots M.Huard-Chambert, propriĂ©taire bourgeois qui avait tirĂ© pour se dĂ©fendre sur Venin, chef des Ă©meutiers, l'abattant net. 26 accusĂ©s seront jugĂ©s par la Cour d'assise de l'Indre (le jury a Ă©tĂ© recrutĂ© chez les propriĂ©taires, on Ă©cartera le seul jurĂ© qui serait "hostile" au gouvernement) pour "pillage, assassinat, tentatives d'assassinat et d'incendie". Les avocats des Ă©meutiers, maĂźtres Protade-Martinet et Rollinat, (le pĂšre de l’écrivain Maurice Rollinat) mettent en avant la misĂšre du peuple dans son ensemble : « Le peuple ne sait, ne voit qu’une seule chose, c’est qu’on emporte au loin le blĂ©, sa seule nourriture », « Les accusĂ©s n’ont Ă©tĂ© que des instruments qui ont exĂ©cutĂ© une sentence prononcĂ©e par la multitude ». Le 4 mars 1847, Baptiste Bienvenu, Louis Michot et François Velluet, seront condamnĂ©s Ă  mort par le tribunal de ChĂąteauroux, quatre aux travaux forcĂ©s Ă  perpĂ©tuitĂ©, les dix-huit autres Ă  des peines plus ou moins fortes, et Ă  l'exposition publique sur la place de Buzançais, un seul sera acquittĂ© (Bezard). Baptiste Bienvenu, Louis Michot et François Velluet seront guillotinĂ©s en place publique, Ă  Buzançais, le 16 avril 1847. Les trois guillotinĂ©s du 16 avril, sont : - Louis Michot, 20 ans, ouvrier sabotier, cĂ©libataire, hab. ChĂąteauroux, rue des Ponts. - François Velluet, 37 ans, garde particulier, mariĂ© 4 enf., hab Bonneau commune de Sainte-Gemme. - Baptiste Bienvenu, 25 ans, journalier, cĂ©libataire, hab. Buzançais. George Sand Ă©crit Ă  son cousin en fĂ©vrier 1847 "C’est affreux, et entre ceux qui vont comparaĂźtre aux assises et ceux qui vont les accuser, je ne sais trop lesquels ont mĂ©ritĂ© les galĂšres". "La maladie de la pomme de terre et les mauvaises rĂ©coltes de 1845 et de 1846 accentuĂšrent l'effervescence gĂ©nĂ©rale dans le peuple. Le renchĂ©rissement de la vie en 1847 provoqua en France comme sur tout le reste du continent des conflits sanglants. Face aux orgies scandaleuses de l'aristocratie financiĂšre, c'Ă©tait la lutte du peuple pour les moyens d'existence les plus Ă©lĂ©mentaires ! A Buzançais, on exĂ©cuta les Ă©meutiers de la faim Ă  Paris des escrocs repus Ă©taient soustraits aux tribunaux par la famille royale !". (K. Marx - Les luttes de classes en France)
Le Pont-ChrĂ©tien-Chabenet (Indre). Le pont couvert. Le pont de bois, couvert, enjambe la Bouzanne. Ce pont doit ĂȘtre, en France, le seul ouvrage en bois entiĂšrement couvert (le pont couvert moderne de Saint-Gervais-sous-Meymont reste une exception, il n'est pas fermĂ© sur les cĂŽtĂ©s). ClassĂ© monument historique le 20 juillet 1992, son Ă©dification a Ă©tĂ© autorisĂ©e par la prĂ©fecture de l’Indre en 1855 suite Ă  une demande du Comte de Poix, seigneur de Chabenet. Le pont a Ă©tĂ© restaurĂ© en 2001. Selon la version locale, le pont couvert aurait Ă©tĂ© bĂąti, entre 1847 et 1854, lors de la construction du tronçon ChĂąteauroux/Argenton-sur-Creuse du chemin de fer du Centre (ligne Paris-Toulouse), pour permettre aux ouvriers italiens travaillant au percemement du tunnel et au chemin du viaduc des Roches, de franchir quotidiennement la Bouzanne. La traversĂ©e de la Bouzanne, effectuĂ©e jusque lĂ  en barque, avait coĂ»tĂ© le vie Ă  neuf d'entre eux le 20 avril 1847, leur embarcation ayant Ă©tĂ© emportĂ©e par une crue. En outre la couverture du pont offrait un abri pour le repas des ouvriers. Selon une autre version, le pont aurait Ă©tĂ© construit vers 1860 par le comte de Poix pour desservir ses domaines. Le tronçon ChĂąteauroux-Limoges de la ligne Paris-Toulouse sera confiĂ© au jeune ingĂ©nieur Jules Carvallo*, nĂ© en 1820 au sein d'une famille d'origine juive portugaise. Peu de temps aprĂšs sa sortie des Écoles polytechnique et des ponts et chaussĂ©es, Il doit donc superviser la rĂ©alisation du tunnel des Roches et le viaduc enjambant la Bouzanne*. Il va ĂȘtre confrontĂ© Ă  la dure rĂ©alitĂ© du terrain. "Les chantiers de chemins de fer avaient la rĂ©putation d'ĂȘtre ingĂ©rables. Ils rĂ©unissaient un nombre impressionnant d'ouvriers, de corps de mĂ©tiers et de provenances gĂ©ographiques. Les conditions de vie et de travail y Ă©taient en outre Ă©pouvantables. C'est pourquoi les bagarres Ă©taient quotidiennes et d'une grande violence." (LĂ©andre Boizeau*) Jules Carvallo, qui n'a pas encore 30 ans, sera donc confrontĂ© Ă  la noyade des neuf ouvriers qui traversaient la Bouzanne en crue, il devra Ă©galement s'interposer, armĂ©, Ă  des ouvriers grĂ©vistes, il sera mĂȘme accusĂ© d'actes crapuleux. AprĂšs ce sĂ©jour mouvementĂ© au Pont-ChrĂ©tien de1845 Ă  1852, l'homme est devenu "influent, respectable et respectĂ©." Les difficultĂ©s de Carvallo s'inscrivent dans une pĂ©riode, par ailleurs plutĂŽt tragique dans la rĂ©gion, avec les Ă©meutes de Buzançais. Dans les campagnes de l’Indre, durant l'hiver de 1846/1847, la maladie de la pomme de terre, la spĂ©culation sur le blĂ© et le chĂŽmage saisonnier aggravent les conditions de vie trĂšs prĂ©caires du petit peuple des villages, journaliers agricoles et artisans. On se rĂ©volte contre les profiteurs, les usuriers, les propriĂ©taires. La “Jacquerie de Buzançais*” restera l'affaire la plus considĂ©rable, mais ce ne sera pas la seule, 35 localitĂ©s de l'Indre veront des Ă©meutes. La radicalitĂ© des actions et la duretĂ© de la rĂ©pression, provoquent la rĂ©action de personnalitĂ©s, comme George Sand*, Gustave Flaubert, Victor Hugo, ou encore Karl Marx*. Le trajet aurait pu, sans doute, ĂȘtre plus simple et moins coĂ»teux, mais on peut penser que le Comte De Poix, important actionnaire des chemins de fer d’OrlĂ©ans, a fait revoir le tracĂ© pour qu’il Ă©vite ses vignes et son chĂąteau. Son wagon spĂ©cialement amĂ©nagĂ© Ă©tait stationnĂ© en gare de Chabenet. LĂ©andre Boizeau, instituteur dans l'Indre, l'un des membres fondateurs du magazine saisonnier (plus quelques numĂ©ros spĂ©ciaux) berrichon, la Bouinotte. Jules Carvallo (1820-1915), publiera une "Ă©tude sur la StabilitĂ© des voĂ»tes" en 1853. En 1860, il sera l'un des six signataires de l'appel fondateur de "l'Alliance IsraĂ©lite universelle". Cette fondation est une consĂ©quence de l'affaire de Damas (suite de la disparition d’un moine franciscain Ă  Damas, des Juifs de la ville, accusĂ©s de crime rituel, sont arrĂȘtĂ©s et torturĂ©s ; certains meurent), et de l'affaire Mortara. (Edgardo Mortara, nĂ© en 1851 dans une famille juive de Bologne, est enlevĂ© par les autoritĂ©s papales car il avait Ă©tĂ© baptisĂ© Ă  l’ñge d’un an par la servante catholique de la famille. Il n’est jamais rendu Ă  sa famille et devient mĂȘme prĂȘtre). Au cours d'une Ă©meute Ă  Buzançais, initiĂ©e par le vol d'un convoi de blĂ© - 1060 dĂ©calitres - motivĂ© par la famine, entre le 13 et le 15 janvier 1847, des Ă©meutiers tentent d'assassiner le meunier Cloquemin et les propriĂ©taires Brillant et Gaulin aprĂšs avoir pillĂ© leurs maisons. Enfin, battent Ă  coups de bĂąton, de fourche et de sabots M.Huard-Chambert, propriĂ©taire bourgeois qui avait tirĂ© pour se dĂ©fendre sur Venin, chef des Ă©meutiers, l'abattant net. 26 accusĂ©s seront jugĂ©s par la Cour d'assise de l'Indre (le jury a Ă©tĂ© recrutĂ© chez les propriĂ©taires, on Ă©cartera le seul jurĂ© qui serait "hostile" au gouvernement) pour "pillage, assassinat, tentatives d'assassinat et d'incendie". Les avocats des Ă©meutiers, maĂźtres Protade-Martinet et Rollinat, (le pĂšre de l’écrivain Maurice Rollinat) mettent en avant la misĂšre du peuple dans son ensemble : « Le peuple ne sait, ne voit qu’une seule chose, c’est qu’on emporte au loin le blĂ©, sa seule nourriture », « Les accusĂ©s n’ont Ă©tĂ© que des instruments qui ont exĂ©cutĂ© une sentence prononcĂ©e par la multitude ». Le 4 mars 1847, Baptiste Bienvenu, Louis Michot et François Velluet, seront condamnĂ©s Ă  mort par le tribunal de ChĂąteauroux, quatre aux travaux forcĂ©s Ă  perpĂ©tuitĂ©, les dix-huit autres Ă  des peines plus ou moins fortes, et Ă  l'exposition publique sur la place de Buzançais, un seul sera acquittĂ© (Bezard). Baptiste Bienvenu, Louis Michot et François Velluet seront guillotinĂ©s en place publique, Ă  Buzançais, le 16 avril 1847. Les trois guillotinĂ©s du 16 avril, sont : - Louis Michot, 20 ans, ouvrier sabotier, cĂ©libataire, hab. ChĂąteauroux, rue des Ponts. - François Velluet, 37 ans, garde particulier, mariĂ© 4 enf., hab Bonneau commune de Sainte-Gemme. - Baptiste Bienvenu, 25 ans, journalier, cĂ©libataire, hab. Buzançais. George Sand Ă©crit Ă  son cousin en fĂ©vrier 1847 "C’est affreux, et entre ceux qui vont comparaĂźtre aux assises et ceux qui vont les accuser, je ne sais trop lesquels ont mĂ©ritĂ© les galĂšres". "La maladie de la pomme de terre et les mauvaises rĂ©coltes de 1845 et de 1846 accentuĂšrent l'effervescence gĂ©nĂ©rale dans le peuple. Le renchĂ©rissement de la vie en 1847 provoqua en France comme sur tout le reste du continent des conflits sanglants. Face aux orgies scandaleuses de l'aristocratie financiĂšre, c'Ă©tait la lutte du peuple pour les moyens d'existence les plus Ă©lĂ©mentaires ! A Buzançais, on exĂ©cuta les Ă©meutiers de la faim Ă  Paris des escrocs repus Ă©taient soustraits aux tribunaux par la famille royale !". (K. Marx - Les luttes de classes en France)
Le Pont-Chrétien-Chabenet (Indre). Chùteau de Chabenet. L'imposant chùteau de Chabenet domine la vallée de la Bouzanne. Le chùteau de Chabenet est un lieu de mémoire du protestantisme en Berry. Le chùteau a été construit pour Josselin Du Bois*, chambellan de Louis XI et seigneur de Montmorillon durant la deuxiÚme partie du 15Úme siÚcle. DÚs 1463, Josselin du Bois est mentionné comme seigneur de Chabenet; la construction du chùteau fut achevée vers 1471. Il jouera un rÎle important dans les luttes qui opposÚrent Louis XI aux grands féodaux: les Armagnac, dont le duc de Nemours et les Bourbons.
 Vers1480, le chĂąteau est alors entourĂ© de fossĂ©s larges de 8 toises (15,50 m). Il comprenait alors 14 tours et un donjon. Josselin du Bois aura une dizaine d'enfant de trois unions dont François, issu de la troisiĂšme, seigneur de Chabenet (dĂ©cĂ©dĂ© vers 1530), qui Ă©pousa Jeanne Brachet. Son fils, Jean du Bois dit "le Rouge"*, dissipa la fortune familiale et fut frĂ©quemment emprisonnĂ©; notamment Ă  la conciergerie du Palais. En 1544, Jean Du Bois,"le rouge", petit fils de Josselin, enlĂšve la fille du procureur des causes royales de Poitiers. Il est condamnĂ© Ă  mort et se rĂ©fugie chez Aubert de Montjohan qui le cache. Profitant de la situation celui-ci acquiert le chĂąteau. Jean du Bois, "le Rouge", cĂ©da donc le chĂąteau en 1544 Ă  Aubert de Montjohan. La fille d'Aubert de Montjohan, Catherine, deuxiĂšme Ă©pouse du huguenot Jean de Pons, seigneur de Plassac, cousin d'Henri IV, chambellan et conseiller d'Etat du roi de Navarre, l'apporta ainsi Ă  son mari. Le mobilier de la chapelle et le contenu de la bibliothĂšque laissent supposer qu'Aubert de Montjohan Ă©tait dĂ©jĂ  acquis aux idĂ©es de la RĂ©forme. Cette lignĂ©e se poursuivit par Anne de Pons qui se maria trois fois et apporta successivement ses biens berrichons et Chabenet Ă  ses trois Ă©poux, tous des PierrebuffiĂšre. Le dernier de ses enfants, Charles de PierrebuffiĂšre, proche de Gaston d'OrlĂ©ans, mourra huguenot. Son arriĂšre-petit-fils, Charles-Benjamin de PierrebuffiĂšre, abjurera le protestantisme en 1685 Ă  l'Ăąge de 12 ans mais sa mĂšre Catherine de Couraud, dĂ©jĂ  veuve, maintiendra la foi protestante au chĂąteau de Chabenet jusqu'Ă  sa mort en 1735. Pendant les guerres de religion, il appartient Ă  la maison protestante Pierre de Buffiere. Ce chĂąteau reste propriĂ©tĂ© protestante de 1585 Ă  1735. Pris par la Ligue, puis reconquis par Henri de Navarre, le chĂąteau de Chabenet fut Ă©troitement associĂ© Ă  l'histoire du protestantisme berrichon de la rĂ©gion d'Argenton- sur-Creuse, place de sĂ»retĂ© accordĂ©e aux protestants par l'Edit de Nantes. Cette place se rendit au Roi en 1620 et, l'exercice public du culte y ayant Ă©tĂ© supprimĂ©, Chabenet accueillit dorĂ©navant les fidĂšles des environs. En 1635,ses dĂ©fenses furent partiellement dĂ©mantelĂ©es par Richelieu Ă  la suite de l'Edit d'AlĂšs*, mais plusieurs de ses tours, dont le donjon, gardent encore leurs charpentes d'origine, L'histoire protestante du chĂąteau se clĂŽturera en 1735 avec l'abjuration de la dame de Chabenet, Catherine de Couraud, obtenue sur son lit de mort Ă  l'Ăąge de 94 ans. Par la suite, et au travers de filiations fĂ©minines, Chabenet passera au marquis d'AsniĂšres, au comte de Poix* puis Ă  JosĂ©phine de BoisĂ© de Courcenay, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1924, derniĂšre propriĂ©taire descendant d'Aubert de Montjohan. Vendu comme bien d’émigrĂ© en 1793, il est rachetĂ© en 1803 par la famille de Poix. Louis Thomas Benjamin Comte de Poix le fait restaurer en 1850 puis le lĂšgue Ă  sa filleule JosĂ©phine de BoisĂ©. Ce domaine de prĂšs de 2 000 hectares qui va de Chabenet Ă  la Rocherolles est achetĂ© par M. Leclerc (charcutier), puis, en 1940 par M. Willeme* (industriel). M. Billon (AnnĂ©es 1970 : enduction plastique), M. Marek (annĂ©es 1980 : Ă©cole de langues) qui le restaura, M. Petrau (annĂ©es 1990 : produits paramĂ©dicaux) et enfin Hapymag (annĂ©es 2000 : sĂ©jours de vacances Le bruit a couru, en 1996, que Michael Jackson aurait rachetĂ© le chĂąteau de Chabenet, il semble que ce fut un canular. Quoi qu'il en soit, le chĂąteau est actuellement propriĂ©tĂ© de la sociĂ©tĂ© de loisirs et vacances Hapimag. Hapimag est une sociĂ©tĂ© par actions dont les actionnaires ne reçoivent pas de dividendes, mais un droit de jouissance des propriĂ©tĂ©s. Josselin du Bois fut un fidĂšle du roi Louis XI qui avait apprĂ©ciĂ© ses services pendant son exil en Brabant. AprĂšs son accession au trĂŽne, en 1461, il le nomma capitaine de Montmorillon, marĂ©chal de ses logis et bailli des Montagnes d'Auvergne et lui fit trĂšs autoritairement Ă©pouser en deuxiĂšmes noces Anne Asse, de riche et noble lignĂ©e. Josselin du Bois Ă©tait alors veuf d'une premiĂšre union sans doute non noble. AprĂšs la mort de Louis XI et celle d'Anne Asse, Josselin du Bois se remariera en 1486 avec Marguerite de PĂ©russe des Cars, veuve descendant d'une trĂšs ancienne lignĂ©e. Il dĂ©cĂ©dera en 1498. Jean du Bois dit "le Rouge" aurait Ă©tĂ© surnommĂ© le Rouge Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portait : "XXIII. Et en l'an auparavant, le Seigneur de Pringe, Aubert de Montjehan, sieur dudit Langon, bailla ledit Langon en Ă©change Ă  un gentilhomme du Berry, nommĂ© Jean Dubois, dit le Rouge, Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portoit. Les autres l'appeloient de Chabenet, et lequel lieu de Chabenet demeura en contre-Ă©change audit Sieur de Pringe. Et durant que ledit Dubois Ă©toit Seigneur dudit Langon, lui et ledit François Suzenet, Seigneur du Bois-Lambert, firent Ă©change. C'est pourquoi tout le droit du grand four demeura audit Dubois et tout le droit de terragerie demeura audit Suzenet et trois septiers et demi qu'il bailloit annuellement au Seigneur de Langon. Et lequel Seigneur de Langon nommĂ© Jean Dubois , ne possĂ©da qu'un an ou deux le Langon et, quant Ă  ses moeurs et conversation, je me tais......" (Archives historiques du Bas-Poitou - Chroniques fontenaisiennes - Fontennay-le-Comte - 1841 - pp45 et 46) Édit de grĂące d'AlĂšs (28 juin 1629) : AprĂšs avoir vaincu les protestants Ă  La Rochelle, Louis XIII publie l'Ă©dit de grĂące d'AlĂšs qui oblige les protestants du royaume Ă  renoncer Ă  leurs places de sĂ»retĂ© et au droit de tenir des assemblĂ©es. WillĂšme est une marque française de camions. Créée aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale en 1919 Ă  Nanterre, la marque disparaĂźtra en 1960. Louis-François-Vincent, comte de Poix, Seigneur de MarĂ©creux de la NoĂŒhe, de la Barre en Ciron, lieutenant-colonel d'infanterie, Chevalier de St Louis. Il Ă©pousa en 1769, Elisabeth de Pierre BuffiĂšre, dame de Chabenet. Il fĂ»t emprisonnĂ© pendant la RĂ©volution Ă  ChĂąteauroux et mourut en 1814, au chĂąteau de MarĂ©creux. De cette union, il aura: Thomas-Louis-Benjamin, Baron de Poix, Chevalier de Malte en 1773 puis Ă©poux Ă  Paris le 27 novembre 1810 de JosĂ©phine d'AndignĂ© de la ChĂąsse. Les deux moururent au chĂąteau de Chabenet aprĂšs avoir eu : Louis-Thomas Benjamin, comte de Poix, ChĂątelain de Chabenet, mort sans alliance en 1878 et Marie-Louise-LĂ©ontine de Poix, qui Ă©pousa le Comte Stanislas de BoisĂ© de Courcenay. De cette derniĂšre union , naquit, vers 1840,JosĂ©phine de BoisĂ©, qui devint ainsi l'hĂ©ritiĂšre du chĂąteau de Chabenet, Ă  la mort de son oncle.Elle mĂȘme mourut Ă  l'Ăąge de 84 ans sans hĂ©ritiers directs. Sa succession fera l'objet d' un contentieux juridique dont la presse se fera l'Ă©cho. (H. Alain Brissaud a achevĂ© en 1996 une importante Ă©tude sur Josselin du Bois et le chĂąteau de Chabenet intitulĂ©e "Six siĂšcles Ă  Chabenet". L'exemplaire que l'auteur a remis Ă  la BibliothĂšque de la SociĂ©tĂ© d'Histoire du Protestantisme Français est conservĂ© sous la cote br. 110.)
Le Pont-Chrétien-Chabenet (Indre). Chùteau de Chabenet. L'imposant chùteau de Chabenet domine la vallée de la Bouzanne. Le chùteau de Chabenet est un lieu de mémoire du protestantisme en Berry. Le chùteau a été construit pour Josselin Du Bois*, chambellan de Louis XI et seigneur de Montmorillon durant la deuxiÚme partie du 15Úme siÚcle. DÚs 1463, Josselin du Bois est mentionné comme seigneur de Chabenet; la construction du chùteau fut achevée vers 1471. Il jouera un rÎle important dans les luttes qui opposÚrent Louis XI aux grands féodaux: les Armagnac, dont le duc de Nemours et les Bourbons.
 Vers1480, le chĂąteau est alors entourĂ© de fossĂ©s larges de 8 toises (15,50 m). Il comprenait alors 14 tours et un donjon. Josselin du Bois aura une dizaine d'enfant de trois unions dont François, issu de la troisiĂšme, seigneur de Chabenet (dĂ©cĂ©dĂ© vers 1530), qui Ă©pousa Jeanne Brachet. Son fils, Jean du Bois dit "le Rouge"*, dissipa la fortune familiale et fut frĂ©quemment emprisonnĂ©; notamment Ă  la conciergerie du Palais. En 1544, Jean Du Bois,"le rouge", petit fils de Josselin, enlĂšve la fille du procureur des causes royales de Poitiers. Il est condamnĂ© Ă  mort et se rĂ©fugie chez Aubert de Montjohan qui le cache. Profitant de la situation celui-ci acquiert le chĂąteau. Jean du Bois, "le Rouge", cĂ©da donc le chĂąteau en 1544 Ă  Aubert de Montjohan. La fille d'Aubert de Montjohan, Catherine, deuxiĂšme Ă©pouse du huguenot Jean de Pons, seigneur de Plassac, cousin d'Henri IV, chambellan et conseiller d'Etat du roi de Navarre, l'apporta ainsi Ă  son mari. Le mobilier de la chapelle et le contenu de la bibliothĂšque laissent supposer qu'Aubert de Montjohan Ă©tait dĂ©jĂ  acquis aux idĂ©es de la RĂ©forme. Cette lignĂ©e se poursuivit par Anne de Pons qui se maria trois fois et apporta successivement ses biens berrichons et Chabenet Ă  ses trois Ă©poux, tous des PierrebuffiĂšre. Le dernier de ses enfants, Charles de PierrebuffiĂšre, proche de Gaston d'OrlĂ©ans, mourra huguenot. Son arriĂšre-petit-fils, Charles-Benjamin de PierrebuffiĂšre, abjurera le protestantisme en 1685 Ă  l'Ăąge de 12 ans mais sa mĂšre Catherine de Couraud, dĂ©jĂ  veuve, maintiendra la foi protestante au chĂąteau de Chabenet jusqu'Ă  sa mort en 1735. Pendant les guerres de religion, il appartient Ă  la maison protestante Pierre de Buffiere. Ce chĂąteau reste propriĂ©tĂ© protestante de 1585 Ă  1735. Pris par la Ligue, puis reconquis par Henri de Navarre, le chĂąteau de Chabenet fut Ă©troitement associĂ© Ă  l'histoire du protestantisme berrichon de la rĂ©gion d'Argenton- sur-Creuse, place de sĂ»retĂ© accordĂ©e aux protestants par l'Edit de Nantes. Cette place se rendit au Roi en 1620 et, l'exercice public du culte y ayant Ă©tĂ© supprimĂ©, Chabenet accueillit dorĂ©navant les fidĂšles des environs. En 1635,ses dĂ©fenses furent partiellement dĂ©mantelĂ©es par Richelieu Ă  la suite de l'Edit d'AlĂšs*, mais plusieurs de ses tours, dont le donjon, gardent encore leurs charpentes d'origine, L'histoire protestante du chĂąteau se clĂŽturera en 1735 avec l'abjuration de la dame de Chabenet, Catherine de Couraud, obtenue sur son lit de mort Ă  l'Ăąge de 94 ans. Par la suite, et au travers de filiations fĂ©minines, Chabenet passera au marquis d'AsniĂšres, au comte de Poix* puis Ă  JosĂ©phine de BoisĂ© de Courcenay, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1924, derniĂšre propriĂ©taire descendant d'Aubert de Montjohan. Vendu comme bien d’émigrĂ© en 1793, il est rachetĂ© en 1803 par la famille de Poix. Louis Thomas Benjamin Comte de Poix le fait restaurer en 1850 puis le lĂšgue Ă  sa filleule JosĂ©phine de BoisĂ©. Ce domaine de prĂšs de 2 000 hectares qui va de Chabenet Ă  la Rocherolles est achetĂ© par M. Leclerc (charcutier), puis, en 1940 par M. Willeme* (industriel). M. Billon (AnnĂ©es 1970 : enduction plastique), M. Marek (annĂ©es 1980 : Ă©cole de langues) qui le restaura, M. Petrau (annĂ©es 1990 : produits paramĂ©dicaux) et enfin Hapymag (annĂ©es 2000 : sĂ©jours de vacances Le bruit a couru, en 1996, que Michael Jackson aurait rachetĂ© le chĂąteau de Chabenet, il semble que ce fut un canular. Quoi qu'il en soit, le chĂąteau est actuellement propriĂ©tĂ© de la sociĂ©tĂ© de loisirs et vacances Hapimag. Hapimag est une sociĂ©tĂ© par actions dont les actionnaires ne reçoivent pas de dividendes, mais un droit de jouissance des propriĂ©tĂ©s. Josselin du Bois fut un fidĂšle du roi Louis XI qui avait apprĂ©ciĂ© ses services pendant son exil en Brabant. AprĂšs son accession au trĂŽne, en 1461, il le nomma capitaine de Montmorillon, marĂ©chal de ses logis et bailli des Montagnes d'Auvergne et lui fit trĂšs autoritairement Ă©pouser en deuxiĂšmes noces Anne Asse, de riche et noble lignĂ©e. Josselin du Bois Ă©tait alors veuf d'une premiĂšre union sans doute non noble. AprĂšs la mort de Louis XI et celle d'Anne Asse, Josselin du Bois se remariera en 1486 avec Marguerite de PĂ©russe des Cars, veuve descendant d'une trĂšs ancienne lignĂ©e. Il dĂ©cĂ©dera en 1498. Jean du Bois dit "le Rouge" aurait Ă©tĂ© surnommĂ© le Rouge Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portait : "XXIII. Et en l'an auparavant, le Seigneur de Pringe, Aubert de Montjehan, sieur dudit Langon, bailla ledit Langon en Ă©change Ă  un gentilhomme du Berry, nommĂ© Jean Dubois, dit le Rouge, Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portoit. Les autres l'appeloient de Chabenet, et lequel lieu de Chabenet demeura en contre-Ă©change audit Sieur de Pringe. Et durant que ledit Dubois Ă©toit Seigneur dudit Langon, lui et ledit François Suzenet, Seigneur du Bois-Lambert, firent Ă©change. C'est pourquoi tout le droit du grand four demeura audit Dubois et tout le droit de terragerie demeura audit Suzenet et trois septiers et demi qu'il bailloit annuellement au Seigneur de Langon. Et lequel Seigneur de Langon nommĂ© Jean Dubois , ne possĂ©da qu'un an ou deux le Langon et, quant Ă  ses moeurs et conversation, je me tais......" (Archives historiques du Bas-Poitou - Chroniques fontenaisiennes - Fontennay-le-Comte - 1841 - pp45 et 46) Édit de grĂące d'AlĂšs (28 juin 1629) : AprĂšs avoir vaincu les protestants Ă  La Rochelle, Louis XIII publie l'Ă©dit de grĂące d'AlĂšs qui oblige les protestants du royaume Ă  renoncer Ă  leurs places de sĂ»retĂ© et au droit de tenir des assemblĂ©es. WillĂšme est une marque française de camions. Créée aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale en 1919 Ă  Nanterre, la marque disparaĂźtra en 1960. Louis-François-Vincent, comte de Poix, Seigneur de MarĂ©creux de la NoĂŒhe, de la Barre en Ciron, lieutenant-colonel d'infanterie, Chevalier de St Louis. Il Ă©pousa en 1769, Elisabeth de Pierre BuffiĂšre, dame de Chabenet. Il fĂ»t emprisonnĂ© pendant la RĂ©volution Ă  ChĂąteauroux et mourut en 1814, au chĂąteau de MarĂ©creux. De cette union, il aura: Thomas-Louis-Benjamin, Baron de Poix, Chevalier de Malte en 1773 puis Ă©poux Ă  Paris le 27 novembre 1810 de JosĂ©phine d'AndignĂ© de la ChĂąsse. Les deux moururent au chĂąteau de Chabenet aprĂšs avoir eu : Louis-Thomas Benjamin, comte de Poix, ChĂątelain de Chabenet, mort sans alliance en 1878 et Marie-Louise-LĂ©ontine de Poix, qui Ă©pousa le Comte Stanislas de BoisĂ© de Courcenay. De cette derniĂšre union , naquit, vers 1840,JosĂ©phine de BoisĂ©, qui devint ainsi l'hĂ©ritiĂšre du chĂąteau de Chabenet, Ă  la mort de son oncle.Elle mĂȘme mourut Ă  l'Ăąge de 84 ans sans hĂ©ritiers directs. Sa succession fera l'objet d' un contentieux juridique dont la presse se fera l'Ă©cho. (H. Alain Brissaud a achevĂ© en 1996 une importante Ă©tude sur Josselin du Bois et le chĂąteau de Chabenet intitulĂ©e "Six siĂšcles Ă  Chabenet". L'exemplaire que l'auteur a remis Ă  la BibliothĂšque de la SociĂ©tĂ© d'Histoire du Protestantisme Français est conservĂ© sous la cote br. 110.)
Le Pont-Chrétien-Chabenet (Indre). Chùteau de Chabenet. L'imposant chùteau de Chabenet domine la vallée de la Bouzanne. Le chùteau de Chabenet est un lieu de mémoire du protestantisme en Berry. Le chùteau a été construit pour Josselin Du Bois*, chambellan de Louis XI et seigneur de Montmorillon durant la deuxiÚme partie du 15Úme siÚcle. DÚs 1463, Josselin du Bois est mentionné comme seigneur de Chabenet; la construction du chùteau fut achevée vers 1471. Il jouera un rÎle important dans les luttes qui opposÚrent Louis XI aux grands féodaux: les Armagnac, dont le duc de Nemours et les Bourbons.
 Vers1480, le chĂąteau est alors entourĂ© de fossĂ©s larges de 8 toises (15,50 m). Il comprenait alors 14 tours et un donjon. Josselin du Bois aura une dizaine d'enfant de trois unions dont François, issu de la troisiĂšme, seigneur de Chabenet (dĂ©cĂ©dĂ© vers 1530), qui Ă©pousa Jeanne Brachet. Son fils, Jean du Bois dit "le Rouge"*, dissipa la fortune familiale et fut frĂ©quemment emprisonnĂ©; notamment Ă  la conciergerie du Palais. En 1544, Jean Du Bois,"le rouge", petit fils de Josselin, enlĂšve la fille du procureur des causes royales de Poitiers. Il est condamnĂ© Ă  mort et se rĂ©fugie chez Aubert de Montjohan qui le cache. Profitant de la situation celui-ci acquiert le chĂąteau. Jean du Bois, "le Rouge", cĂ©da donc le chĂąteau en 1544 Ă  Aubert de Montjohan. La fille d'Aubert de Montjohan, Catherine, deuxiĂšme Ă©pouse du huguenot Jean de Pons, seigneur de Plassac, cousin d'Henri IV, chambellan et conseiller d'Etat du roi de Navarre, l'apporta ainsi Ă  son mari. Le mobilier de la chapelle et le contenu de la bibliothĂšque laissent supposer qu'Aubert de Montjohan Ă©tait dĂ©jĂ  acquis aux idĂ©es de la RĂ©forme. Cette lignĂ©e se poursuivit par Anne de Pons qui se maria trois fois et apporta successivement ses biens berrichons et Chabenet Ă  ses trois Ă©poux, tous des PierrebuffiĂšre. Le dernier de ses enfants, Charles de PierrebuffiĂšre, proche de Gaston d'OrlĂ©ans, mourra huguenot. Son arriĂšre-petit-fils, Charles-Benjamin de PierrebuffiĂšre, abjurera le protestantisme en 1685 Ă  l'Ăąge de 12 ans mais sa mĂšre Catherine de Couraud, dĂ©jĂ  veuve, maintiendra la foi protestante au chĂąteau de Chabenet jusqu'Ă  sa mort en 1735. Pendant les guerres de religion, il appartient Ă  la maison protestante Pierre de Buffiere. Ce chĂąteau reste propriĂ©tĂ© protestante de 1585 Ă  1735. Pris par la Ligue, puis reconquis par Henri de Navarre, le chĂąteau de Chabenet fut Ă©troitement associĂ© Ă  l'histoire du protestantisme berrichon de la rĂ©gion d'Argenton- sur-Creuse, place de sĂ»retĂ© accordĂ©e aux protestants par l'Edit de Nantes. Cette place se rendit au Roi en 1620 et, l'exercice public du culte y ayant Ă©tĂ© supprimĂ©, Chabenet accueillit dorĂ©navant les fidĂšles des environs. En 1635,ses dĂ©fenses furent partiellement dĂ©mantelĂ©es par Richelieu Ă  la suite de l'Edit d'AlĂšs*, mais plusieurs de ses tours, dont le donjon, gardent encore leurs charpentes d'origine, L'histoire protestante du chĂąteau se clĂŽturera en 1735 avec l'abjuration de la dame de Chabenet, Catherine de Couraud, obtenue sur son lit de mort Ă  l'Ăąge de 94 ans. Par la suite, et au travers de filiations fĂ©minines, Chabenet passera au marquis d'AsniĂšres, au comte de Poix* puis Ă  JosĂ©phine de BoisĂ© de Courcenay, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1924, derniĂšre propriĂ©taire descendant d'Aubert de Montjohan. Vendu comme bien d’émigrĂ© en 1793, il est rachetĂ© en 1803 par la famille de Poix. Louis Thomas Benjamin Comte de Poix le fait restaurer en 1850 puis le lĂšgue Ă  sa filleule JosĂ©phine de BoisĂ©. Ce domaine de prĂšs de 2 000 hectares qui va de Chabenet Ă  la Rocherolles est achetĂ© par M. Leclerc (charcutier), puis, en 1940 par M. Willeme* (industriel). M. Billon (AnnĂ©es 1970 : enduction plastique), M. Marek (annĂ©es 1980 : Ă©cole de langues) qui le restaura, M. Petrau (annĂ©es 1990 : produits paramĂ©dicaux) et enfin Hapymag (annĂ©es 2000 : sĂ©jours de vacances Le bruit a couru, en 1996, que Michael Jackson aurait rachetĂ© le chĂąteau de Chabenet, il semble que ce fut un canular. Quoi qu'il en soit, le chĂąteau est actuellement propriĂ©tĂ© de la sociĂ©tĂ© de loisirs et vacances Hapimag. Hapimag est une sociĂ©tĂ© par actions dont les actionnaires ne reçoivent pas de dividendes, mais un droit de jouissance des propriĂ©tĂ©s. Josselin du Bois fut un fidĂšle du roi Louis XI qui avait apprĂ©ciĂ© ses services pendant son exil en Brabant. AprĂšs son accession au trĂŽne, en 1461, il le nomma capitaine de Montmorillon, marĂ©chal de ses logis et bailli des Montagnes d'Auvergne et lui fit trĂšs autoritairement Ă©pouser en deuxiĂšmes noces Anne Asse, de riche et noble lignĂ©e. Josselin du Bois Ă©tait alors veuf d'une premiĂšre union sans doute non noble. AprĂšs la mort de Louis XI et celle d'Anne Asse, Josselin du Bois se remariera en 1486 avec Marguerite de PĂ©russe des Cars, veuve descendant d'une trĂšs ancienne lignĂ©e. Il dĂ©cĂ©dera en 1498. Jean du Bois dit "le Rouge" aurait Ă©tĂ© surnommĂ© le Rouge Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portait : "XXIII. Et en l'an auparavant, le Seigneur de Pringe, Aubert de Montjehan, sieur dudit Langon, bailla ledit Langon en Ă©change Ă  un gentilhomme du Berry, nommĂ© Jean Dubois, dit le Rouge, Ă  cause d'un manteau rouge qu'il portoit. Les autres l'appeloient de Chabenet, et lequel lieu de Chabenet demeura en contre-Ă©change audit Sieur de Pringe. Et durant que ledit Dubois Ă©toit Seigneur dudit Langon, lui et ledit François Suzenet, Seigneur du Bois-Lambert, firent Ă©change. C'est pourquoi tout le droit du grand four demeura audit Dubois et tout le droit de terragerie demeura audit Suzenet et trois septiers et demi qu'il bailloit annuellement au Seigneur de Langon. Et lequel Seigneur de Langon nommĂ© Jean Dubois , ne possĂ©da qu'un an ou deux le Langon et, quant Ă  ses moeurs et conversation, je me tais......" (Archives historiques du Bas-Poitou - Chroniques fontenaisiennes - Fontennay-le-Comte - 1841 - pp45 et 46) Édit de grĂące d'AlĂšs (28 juin 1629) : AprĂšs avoir vaincu les protestants Ă  La Rochelle, Louis XIII publie l'Ă©dit de grĂące d'AlĂšs qui oblige les protestants du royaume Ă  renoncer Ă  leurs places de sĂ»retĂ© et au droit de tenir des assemblĂ©es. WillĂšme est une marque française de camions. Créée aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale en 1919 Ă  Nanterre, la marque disparaĂźtra en 1960. Louis-François-Vincent, comte de Poix, Seigneur de MarĂ©creux de la NoĂŒhe, de la Barre en Ciron, lieutenant-colonel d'infanterie, Chevalier de St Louis. Il Ă©pousa en 1769, Elisabeth de Pierre BuffiĂšre, dame de Chabenet. Il fĂ»t emprisonnĂ© pendant la RĂ©volution Ă  ChĂąteauroux et mourut en 1814, au chĂąteau de MarĂ©creux. De cette union, il aura: Thomas-Louis-Benjamin, Baron de Poix, Chevalier de Malte en 1773 puis Ă©poux Ă  Paris le 27 novembre 1810 de JosĂ©phine d'AndignĂ© de la ChĂąsse. Les deux moururent au chĂąteau de Chabenet aprĂšs avoir eu : Louis-Thomas Benjamin, comte de Poix, ChĂątelain de Chabenet, mort sans alliance en 1878 et Marie-Louise-LĂ©ontine de Poix, qui Ă©pousa le Comte Stanislas de BoisĂ© de Courcenay. De cette derniĂšre union , naquit, vers 1840,JosĂ©phine de BoisĂ©, qui devint ainsi l'hĂ©ritiĂšre du chĂąteau de Chabenet, Ă  la mort de son oncle.Elle mĂȘme mourut Ă  l'Ăąge de 84 ans sans hĂ©ritiers directs. Sa succession fera l'objet d' un contentieux juridique dont la presse se fera l'Ă©cho. (H. Alain Brissaud a achevĂ© en 1996 une importante Ă©tude sur Josselin du Bois et le chĂąteau de Chabenet intitulĂ©e "Six siĂšcles Ă  Chabenet". L'exemplaire que l'auteur a remis Ă  la BibliothĂšque de la SociĂ©tĂ© d'Histoire du Protestantisme Français est conservĂ© sous la cote br. 110.)
Hapimag ChĂąteau de Chabenet

Hapimag ChĂąteau de Chabenet

Rue Principale Le Pont-Chretien-Chabenet Indre
Séjournez dans cet appart'hÎtel à Le Pont-Chrétien-Chabenet. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et le petit déjeuner (en supplément). ...
Un verdadero castillo, muy bonito y con personal muy amable.

Avis laissé le 2 mai 2024

Hapimag ChĂąteau de Chabenet
Kyriad Chateauroux Nord Aeroport

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3 out of 5
AVENUE GUSTAVE EIFFEL Deols
Le prix est de 54 € par nuit du 8 fĂ©vr. au 9 fĂ©vr..
54 €
8 févr. - 9 févr.
taxes et frais compris
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9,6/10 Exceptional! (179 avis)
TrĂšs accueillant et confortable Je recommande

Avis laissé le 28 janv. 2026

Kyriad Chateauroux Nord Aeroport
Best Western Plus Hotel Colbert

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4 out of 5
4 Rue Colbert Chateauroux Indre
Le prix est de 109 € par nuit du 22 fĂ©vr. au 23 fĂ©vr..
109 €
22 févr. - 23 févr.
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8,8/10 Excellent! (246 avis)
Sejour tres agreable chambre propre et hotel propre. Le personnel a ete avenant. Merci

Avis laissé le 12 déc. 2025

Best Western Plus Hotel Colbert
Prix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’appliquer.
Hapimag ChĂąteau de Chabenet

Hapimag ChĂąteau de Chabenet

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Avis laissé le 2 mai 2024

Hapimag ChĂąteau de Chabenet
Ancien pavillon de chasse situé dans une campagne paisible ...

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Bélùbre
Séjournez dans cette maison de vacances trÚs pratique pour les familles à Bélùbre. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un jardin et une laverie. Chùteau ...
Une maison familiale qui nous a parfaitement convenu. Nous y avons passé un beau temps de Noel. Salon, salle à manger, grande cuisine conviviale.... malgré notre nombre, cahcun pouvait trouver sa place.Grace à la gentillesse de notre hÎtesse nous nous sommes sentis "comme chez nous".

Avis laissé le 19 janv. 2026

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Jolie Maison de Campagne Rénovée à Proximité de Sentiers de Randonnée

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Chezelles Indre
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Jolie Maison de Campagne Rénovée à Proximité de Sentiers de Randonnée
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Villes vers Le Pont-Chrétien-Chabenet

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