Guide de voyage: ChĂąteau-Renault 2026

Chùteau-Renault : idées de séjour, infos pratiques et culturelles

ChĂąteau-Renault (Indre-et-Loire) Donjon de ChĂąteau-Renault, XIIe siĂšcle. Du Moyen-Age Ă  la pĂ©riode classique, le site de ChĂąteau-Renault passe aux mains de nombreux propriĂ©taires : les comtes de Blois, la famille d’OrlĂ©ans, les Dunois, les Longueville et la famille de Conti. Le domaine est Ă©rigĂ© en marquisat au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, sous la famille Rousselet*, dont le plus illustre reprĂ©sentant a Ă©tĂ© François-Louis Rousselet, vice-amiral de la marine royale et marĂ©chal de France, et dont les armoiries ornent l’ancienne porte d’entrĂ©e du chĂąteau. Au XVIIIe siĂšcle le chĂąteau devient la propriĂ©tĂ© du Comte Charles Henri d’Estaing* puis du comte Barrairon. Au XIXe siĂšcle le site est la propriĂ©tĂ© de la famille Calmon*, qui en fait don en 1948 Ă  la Ville de ChĂąteau-Renault pour y Ă©tablir l’hĂŽtel de ville (1962). Selon la « Chronique de Tours », c’est Renaud, petit fils du premier seigneur des lieux -Guicher de ChĂąteau-Gontier-, qui donna son nom Ă  ChĂąteau-Renault (castrum Reginaldi) au dĂ©but du XIe siĂšcle*. Vingt-quatre ans plus tard, le comte d’Anjou Geoffroy Martel*, victorieux Ă  la bataille de Nouy* (aoĂ»t 1044), prend possession de ChĂąteau-Renault et confie la place Ă  Renaud II de ChĂąteau-Gontier*. Entre 1064 et 1073, Guicher II, seigneur «hĂ©rĂ©ditaire» rĂ©cupĂšre son chĂąteau. AprĂšs 1151, au dĂ©cĂšs de Renaud IV, sa fille Sybille qui est aussi arriĂšre petite fille de Guicher II, Ă©pouse Josselin d’Auneau. Mais, elle Ă©tait promise au fils de Sulpice II d’Amboise. Sulpice dĂ©cide de se venger et pille et incendie la place. En seconde noce, Sybille Ă©pouse Thibaut V le Bon (comte de Champagne, de Blois et de Chartres) et fait ainsi entrer ChĂąteau-Renault dans la maison de Blois. Vers le milieu du XIIe siĂšcle (entre 1151 et 1163), Thibaut V fait bĂątir le donjon que nous connaissons aujourd’hui. En 1226, par son mariage avec Hugues de ChĂątillon, Marie, fille de Marguerite (comtesse de Blois et de ChĂąteaudun), fait entrer ChĂąteau-Renault dans cette famille. Hugues de ChĂątillon devient ainsi seigneur de ChĂąteau-Renault. Les ChĂątillons vont conserver la place jusqu’à la fin du XIVe siĂšcle en y effectuant quelques modernisations. Le chĂątelet d’entrĂ©e (fin XIVe siĂšcle) est le principal vestige de ces travaux. La seigneurie est vendue Ă  Louis de France, frĂšre du roi Chrles VI, en octobre 1391. Vers 1425, la place forte, est occupĂ©e par les Anglais qui y disposent d’une forte garnison.  la fin du conflit franco-anglais (mars 1449), Jean d’OrlĂ©ans, comte de Dunois et compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, en fait l’acquisition. Durant les guerres de Religion (1589), le chĂąteau, aux mains des protestants, mais presque entiĂšrement dĂ©mantelĂ©, est mis en dĂ©fense par son capitaine dĂ©nommĂ© Sahuet, qui creuse un profond fossĂ©. Cette simple dĂ©fense fera rebrousser chemin au duc de Mayenne qui prĂ©fĂ©rera marcher sur Tours. Les de Gondy, de Rousselet, d’Estaing, Calmon seront les familles propriĂ©taires de ChĂąteau-Renault du XVIe au XXe siĂšcle (barons Ă  partir de 1525 puis marquis Ă  partir de 1620). (Voir Marcel Deyres : Le donjon de ChĂąteau-Renault page 56 Ă  61 - ArchĂ©ologia n° 62 - sept 1973) La famille Rousselet devient propriĂ©taire du chĂąteau et de la seigneurie de ChĂąteau-Renault en 1618, et Ă©rige le domaine en marquisat en 1620. L’un de ses reprĂ©sentants les plus cĂ©lĂšbres, François-Louis Rousselet, a exercĂ© son activitĂ© militaire au sein de la marine royale française de Louis XIV, en 1661 comme enseigne de vaisseau, puis capitaine, chef d’escadre, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales, et enfin vice-amiral du Levant. Par son mariage en 1746 avec Marie-Sophie de Rousselet, Charles-Henri d’Estaing prend le titre de marquis de ChĂąteau-Renault. Il exerce une carriĂšre dans l’armĂ©e en qualitĂ© de mousquetaire. En 1759, il demande Ă  servir sur mer, et commence sa carriĂšre de marin avec une expĂ©dition dans le golfe persique. Il est promu lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales et participe Ă  des revues d’inspections dans les colonies françaises aux Antilles, puis commande la marine du port de Brest en qualitĂ© de Gouverneur. Le roi Louis XVI le fait vice-amiral en 1777, avant de le dĂ©signer en 1778 pour partir combattre l’armĂ©e anglaise durant la guerre d’indĂ©pendance amĂ©ricaine. Il devient Gouverneur de Touraine en 1785 puis est nommĂ© gĂ©nĂ©ral commandeur de la garde nationale de Versailles. Il obtient la nomination d’amiral, avant d’ĂȘtre citĂ© comme tĂ©moin au procĂšs de Marie-Antoinette, puis accusĂ© de conspiration et condamnĂ© Ă  mort en 1794. Originaire du Lot, la famille Calmon devient propriĂ©taire du domaine et du chĂąteau de ChĂąteau-Renault au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Ses reprĂ©sentants sont issus de la haute administration. D'aprĂšs la chronique de Tours , Renault , petit fils de Guicher Ier., qui mourut vers l'an 1020 , donna son nom Ă  la place qui n'Ă©tait connue que sous le nom de ChĂąteau ; mais la grosse tour cylindrique ou donjon dont on voit encore les ruines , au haut du coteau qui domine la vallĂ©e voisine , ne date que du XIIe. siĂšcle , car l'histoire nous apprend que Sulpice d'Amboise mit le siĂšge devant ChĂąteau-Renault , l'emporta d'assaut et brĂ»la tout , hormis l'Ă©glise, vers le milieu du XIIe. siĂšcle. Cette tour cylindrique est placĂ©e isolĂ©ment sur une Ă©minence conique ou motte dont les talus ont Ă©tĂ© consolidĂ©s par des murs construits avec soin. Elle Ă©tait divisĂ©e en plusieurs Ă©tages ayant des cheminĂ©es. Les murs sont revĂȘtus extĂ©rieurement en pierres bien cimentĂ©es , de moyen appareil ; on remarque , vers la partie supĂ©rieure , un rĂ©trĂ©cissement trĂšs-sensible rĂ©sultant du talus considĂ©rable mĂ©nagĂ© dans l'Ă©lĂ©vation de l'Ă©difice. On avait mĂȘme, je crois, placĂ© Ă  l'intĂ©rieur quelques assises en surplomb dans la partie supĂ©rieure des murs , afin de diminuer le diamĂštre du toit ou peut-ĂȘtre de former une voĂ»te. Le donjon de ChĂąteau-Renault a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© , l'ancienne (illisible) dĂ©truite ; on entre aujourd'hui par une large brĂšche (illisible) Ă  peu prĂšs au tiers du cercle de la tour. L'enceinte du bayle a Ă©tĂ© dĂ©figurĂ©e en partie. Elle Ă©tait assez vaste; la porte d'entrĂ©e qui existe encore n'est pas sans intĂ©rĂȘt, mais je ne la crois pas du XIIe. siĂšcle. (Histoire sommaire de l'architecture au Moyen-Âge par M. de Caumont - 1836) Geoffroy II Martel, fils de Foulques III Nerra et de Hildegarde, est nĂ© Ă  Loches en 1005. Voulant prendre la tutelle de l'Anjou par anticipation, il entrera en guerre contre son pĂšre, Foulques Nerra, qui sera vainqueur. Geoffroy Martel devra attendre la mort de son pĂšre pour prendre possession d'une vaste rĂ©gion couverte de forteresses. Geoffroy Martel a Ă©tĂ© excommuniĂ© pour les dĂ©sordres de sa vie privĂ©e mais surtout pour le soutien qu'il apportait Ă  BĂ©ranger de Tours alors que celui-ci Ă©tait en conflit avec la PapautĂ©. Geoffroy poursuit la mĂȘme politique que son pĂšre vis a vis des comtes de Blois : enlever Tours aux comtes de Blois et les chasser de Touraine La Bataille de Nouy (1044) s'inscrit dans la longue lutte entre les comtes de Blois et d'Anjou. En 1044, Thibault III, comte de Blois est fait prisonnier par le fils de Foulques Nerra, Geoffroy Martel, qui remporte une victoire Ă  Nouy (prĂšs de Saint-Martin-le-Beau). Pour retrouver la libertĂ©, Thibault doit abandonner dĂ©finitivement la Touraine aux Comtes d'Anjou. Renaud II est citĂ©, comme son frĂšre, dans la charte de Saumur. L'un et l'autre s'attachĂšrent aux comtes d'Anjou. Geoffroy Martel, comte d'Anjou, aprĂšs la conquĂȘte de la Touraine, dĂ©pouilla plusieurs de ses principaux vassaux de cette contrĂ©e. En particulier il dĂ©pouilla Guicher, possesseur d'un chĂąteau et d'un domaine qu'il confisqua et cĂ©da Ă  Renaud en 1044. Renauld II imposa son nom au domaine et au chĂąteau : "Castrum quod ejusdem nomine vocatur Castrum Renaldi". Il le garda jusqu'en 1066, Ă©poque oĂč Guicher rentra en possession de son bien. En cette mĂȘme annĂ©e 1066, Renaud II laissa ChĂąteau-Renaud pour se fixer dĂ©finitivement Ă  ChĂąteau-Gontier. Pas pour longtemps. Le mercredi Saint 4 avril 1067, Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay, pĂ©nĂštrent dans Angers. Ils s'emparent de Geoffroy le Barbu (neveu de Geoffroy Martel et frĂšre de Foulques le RĂ©chin. Les deux frĂšres se disputent les possessions de leur oncle) pour le compte de Foulques le RĂ©chin. Le lendemain, le jeudi Saint 5 avril, une terrible Ă©meute de la population d'Angers, souleva la ville. Foulque RĂ©chin ne put, ou ne voulut protĂ©ger ses affidĂ©s de la colĂšre populaire, et Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay furent massacrĂ©s. Voir : www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/37chat-renault-h... www.ville-chateau-renault.fr/Les-personnages-celebres.html
ChĂąteau-Renault (Indre-et-Loire) Donjon de ChĂąteau-Renault, XIIe siĂšcle. Du Moyen-Age Ă  la pĂ©riode classique, le site de ChĂąteau-Renault passe aux mains de nombreux propriĂ©taires : les comtes de Blois, la famille d’OrlĂ©ans, les Dunois, les Longueville et la famille de Conti. Le domaine est Ă©rigĂ© en marquisat au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, sous la famille Rousselet*, dont le plus illustre reprĂ©sentant a Ă©tĂ© François-Louis Rousselet, vice-amiral de la marine royale et marĂ©chal de France, et dont les armoiries ornent l’ancienne porte d’entrĂ©e du chĂąteau. Au XVIIIe siĂšcle le chĂąteau devient la propriĂ©tĂ© du Comte Charles Henri d’Estaing* puis du comte Barrairon. Au XIXe siĂšcle le site est la propriĂ©tĂ© de la famille Calmon*, qui en fait don en 1948 Ă  la Ville de ChĂąteau-Renault pour y Ă©tablir l’hĂŽtel de ville (1962). Selon la « Chronique de Tours », c’est Renaud, petit fils du premier seigneur des lieux -Guicher de ChĂąteau-Gontier-, qui donna son nom Ă  ChĂąteau-Renault (castrum Reginaldi) au dĂ©but du XIe siĂšcle*. Vingt-quatre ans plus tard, le comte d’Anjou Geoffroy Martel*, victorieux Ă  la bataille de Nouy* (aoĂ»t 1044), prend possession de ChĂąteau-Renault et confie la place Ă  Renaud II de ChĂąteau-Gontier*. Entre 1064 et 1073, Guicher II, seigneur «hĂ©rĂ©ditaire» rĂ©cupĂšre son chĂąteau. AprĂšs 1151, au dĂ©cĂšs de Renaud IV, sa fille Sybille qui est aussi arriĂšre petite fille de Guicher II, Ă©pouse Josselin d’Auneau. Mais, elle Ă©tait promise au fils de Sulpice II d’Amboise. Sulpice dĂ©cide de se venger et pille et incendie la place. En seconde noce, Sybille Ă©pouse Thibaut V le Bon (comte de Champagne, de Blois et de Chartres) et fait ainsi entrer ChĂąteau-Renault dans la maison de Blois. Vers le milieu du XIIe siĂšcle (entre 1151 et 1163), Thibaut V fait bĂątir le donjon que nous connaissons aujourd’hui. En 1226, par son mariage avec Hugues de ChĂątillon, Marie, fille de Marguerite (comtesse de Blois et de ChĂąteaudun), fait entrer ChĂąteau-Renault dans cette famille. Hugues de ChĂątillon devient ainsi seigneur de ChĂąteau-Renault. Les ChĂątillons vont conserver la place jusqu’à la fin du XIVe siĂšcle en y effectuant quelques modernisations. Le chĂątelet d’entrĂ©e (fin XIVe siĂšcle) est le principal vestige de ces travaux. La seigneurie est vendue Ă  Louis de France, frĂšre du roi Chrles VI, en octobre 1391. Vers 1425, la place forte, est occupĂ©e par les Anglais qui y disposent d’une forte garnison.  la fin du conflit franco-anglais (mars 1449), Jean d’OrlĂ©ans, comte de Dunois et compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, en fait l’acquisition. Durant les guerres de Religion (1589), le chĂąteau, aux mains des protestants, mais presque entiĂšrement dĂ©mantelĂ©, est mis en dĂ©fense par son capitaine dĂ©nommĂ© Sahuet, qui creuse un profond fossĂ©. Cette simple dĂ©fense fera rebrousser chemin au duc de Mayenne qui prĂ©fĂ©rera marcher sur Tours. Les de Gondy, de Rousselet, d’Estaing, Calmon seront les familles propriĂ©taires de ChĂąteau-Renault du XVIe au XXe siĂšcle (barons Ă  partir de 1525 puis marquis Ă  partir de 1620). (Voir Marcel Deyres : Le donjon de ChĂąteau-Renault page 56 Ă  61 - ArchĂ©ologia n° 62 - sept 1973) La famille Rousselet devient propriĂ©taire du chĂąteau et de la seigneurie de ChĂąteau-Renault en 1618, et Ă©rige le domaine en marquisat en 1620. L’un de ses reprĂ©sentants les plus cĂ©lĂšbres, François-Louis Rousselet, a exercĂ© son activitĂ© militaire au sein de la marine royale française de Louis XIV, en 1661 comme enseigne de vaisseau, puis capitaine, chef d’escadre, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales, et enfin vice-amiral du Levant. Par son mariage en 1746 avec Marie-Sophie de Rousselet, Charles-Henri d’Estaing prend le titre de marquis de ChĂąteau-Renault. Il exerce une carriĂšre dans l’armĂ©e en qualitĂ© de mousquetaire. En 1759, il demande Ă  servir sur mer, et commence sa carriĂšre de marin avec une expĂ©dition dans le golfe persique. Il est promu lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales et participe Ă  des revues d’inspections dans les colonies françaises aux Antilles, puis commande la marine du port de Brest en qualitĂ© de Gouverneur. Le roi Louis XVI le fait vice-amiral en 1777, avant de le dĂ©signer en 1778 pour partir combattre l’armĂ©e anglaise durant la guerre d’indĂ©pendance amĂ©ricaine. Il devient Gouverneur de Touraine en 1785 puis est nommĂ© gĂ©nĂ©ral commandeur de la garde nationale de Versailles. Il obtient la nomination d’amiral, avant d’ĂȘtre citĂ© comme tĂ©moin au procĂšs de Marie-Antoinette, puis accusĂ© de conspiration et condamnĂ© Ă  mort en 1794. Originaire du Lot, la famille Calmon devient propriĂ©taire du domaine et du chĂąteau de ChĂąteau-Renault au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Ses reprĂ©sentants sont issus de la haute administration. D'aprĂšs la chronique de Tours , Renault , petit fils de Guicher Ier., qui mourut vers l'an 1020 , donna son nom Ă  la place qui n'Ă©tait connue que sous le nom de ChĂąteau ; mais la grosse tour cylindrique ou donjon dont on voit encore les ruines , au haut du coteau qui domine la vallĂ©e voisine , ne date que du XIIe. siĂšcle , car l'histoire nous apprend que Sulpice d'Amboise mit le siĂšge devant ChĂąteau-Renault , l'emporta d'assaut et brĂ»la tout , hormis l'Ă©glise, vers le milieu du XIIe. siĂšcle. Cette tour cylindrique est placĂ©e isolĂ©ment sur une Ă©minence conique ou motte dont les talus ont Ă©tĂ© consolidĂ©s par des murs construits avec soin. Elle Ă©tait divisĂ©e en plusieurs Ă©tages ayant des cheminĂ©es. Les murs sont revĂȘtus extĂ©rieurement en pierres bien cimentĂ©es , de moyen appareil ; on remarque , vers la partie supĂ©rieure , un rĂ©trĂ©cissement trĂšs-sensible rĂ©sultant du talus considĂ©rable mĂ©nagĂ© dans l'Ă©lĂ©vation de l'Ă©difice. On avait mĂȘme, je crois, placĂ© Ă  l'intĂ©rieur quelques assises en surplomb dans la partie supĂ©rieure des murs , afin de diminuer le diamĂštre du toit ou peut-ĂȘtre de former une voĂ»te. Le donjon de ChĂąteau-Renault a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© , l'ancienne (illisible) dĂ©truite ; on entre aujourd'hui par une large brĂšche (illisible) Ă  peu prĂšs au tiers du cercle de la tour. L'enceinte du bayle a Ă©tĂ© dĂ©figurĂ©e en partie. Elle Ă©tait assez vaste; la porte d'entrĂ©e qui existe encore n'est pas sans intĂ©rĂȘt, mais je ne la crois pas du XIIe. siĂšcle. (Histoire sommaire de l'architecture au Moyen-Âge par M. de Caumont - 1836) Geoffroy II Martel, fils de Foulques III Nerra et de Hildegarde, est nĂ© Ă  Loches en 1005. Voulant prendre la tutelle de l'Anjou par anticipation, il entrera en guerre contre son pĂšre, Foulques Nerra, qui sera vainqueur. Geoffroy Martel devra attendre la mort de son pĂšre pour prendre possession d'une vaste rĂ©gion couverte de forteresses. Geoffroy Martel a Ă©tĂ© excommuniĂ© pour les dĂ©sordres de sa vie privĂ©e mais surtout pour le soutien qu'il apportait Ă  BĂ©ranger de Tours alors que celui-ci Ă©tait en conflit avec la PapautĂ©. Geoffroy poursuit la mĂȘme politique que son pĂšre vis a vis des comtes de Blois : enlever Tours aux comtes de Blois et les chasser de Touraine La Bataille de Nouy (1044) s'inscrit dans la longue lutte entre les comtes de Blois et d'Anjou. En 1044, Thibault III, comte de Blois est fait prisonnier par le fils de Foulques Nerra, Geoffroy Martel, qui remporte une victoire Ă  Nouy (prĂšs de Saint-Martin-le-Beau). Pour retrouver la libertĂ©, Thibault doit abandonner dĂ©finitivement la Touraine aux Comtes d'Anjou. Renaud II est citĂ©, comme son frĂšre, dans la charte de Saumur. L'un et l'autre s'attachĂšrent aux comtes d'Anjou. Geoffroy Martel, comte d'Anjou, aprĂšs la conquĂȘte de la Touraine, dĂ©pouilla plusieurs de ses principaux vassaux de cette contrĂ©e. En particulier il dĂ©pouilla Guicher, possesseur d'un chĂąteau et d'un domaine qu'il confisqua et cĂ©da Ă  Renaud en 1044. Renauld II imposa son nom au domaine et au chĂąteau : "Castrum quod ejusdem nomine vocatur Castrum Renaldi". Il le garda jusqu'en 1066, Ă©poque oĂč Guicher rentra en possession de son bien. En cette mĂȘme annĂ©e 1066, Renaud II laissa ChĂąteau-Renaud pour se fixer dĂ©finitivement Ă  ChĂąteau-Gontier. Pas pour longtemps. Le mercredi Saint 4 avril 1067, Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay, pĂ©nĂštrent dans Angers. Ils s'emparent de Geoffroy le Barbu (neveu de Geoffroy Martel et frĂšre de Foulques le RĂ©chin. Les deux frĂšres se disputent les possessions de leur oncle) pour le compte de Foulques le RĂ©chin. Le lendemain, le jeudi Saint 5 avril, une terrible Ă©meute de la population d'Angers, souleva la ville. Foulque RĂ©chin ne put, ou ne voulut protĂ©ger ses affidĂ©s de la colĂšre populaire, et Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay furent massacrĂ©s. Voir : www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/37chat-renault-h... www.ville-chateau-renault.fr/Les-personnages-celebres.html
ChĂąteau-Renault (Indre-et-Loire) Donjon de ChĂąteau-Renault, XIIe siĂšcle. Du Moyen-Age Ă  la pĂ©riode classique, le site de ChĂąteau-Renault passe aux mains de nombreux propriĂ©taires : les comtes de Blois, la famille d’OrlĂ©ans, les Dunois, les Longueville et la famille de Conti. Le domaine est Ă©rigĂ© en marquisat au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, sous la famille Rousselet*, dont le plus illustre reprĂ©sentant a Ă©tĂ© François-Louis Rousselet, vice-amiral de la marine royale et marĂ©chal de France, et dont les armoiries ornent l’ancienne porte d’entrĂ©e du chĂąteau. Au XVIIIe siĂšcle le chĂąteau devient la propriĂ©tĂ© du Comte Charles Henri d’Estaing* puis du comte Barrairon. Au XIXe siĂšcle le site est la propriĂ©tĂ© de la famille Calmon*, qui en fait don en 1948 Ă  la Ville de ChĂąteau-Renault pour y Ă©tablir l’hĂŽtel de ville (1962). Selon la « Chronique de Tours », c’est Renaud, petit fils du premier seigneur des lieux -Guicher de ChĂąteau-Gontier-, qui donna son nom Ă  ChĂąteau-Renault (castrum Reginaldi) au dĂ©but du XIe siĂšcle*. Vingt-quatre ans plus tard, le comte d’Anjou Geoffroy Martel*, victorieux Ă  la bataille de Nouy* (aoĂ»t 1044), prend possession de ChĂąteau-Renault et confie la place Ă  Renaud II de ChĂąteau-Gontier*. Entre 1064 et 1073, Guicher II, seigneur «hĂ©rĂ©ditaire» rĂ©cupĂšre son chĂąteau. AprĂšs 1151, au dĂ©cĂšs de Renaud IV, sa fille Sybille qui est aussi arriĂšre petite fille de Guicher II, Ă©pouse Josselin d’Auneau. Mais, elle Ă©tait promise au fils de Sulpice II d’Amboise. Sulpice dĂ©cide de se venger et pille et incendie la place. En seconde noce, Sybille Ă©pouse Thibaut V le Bon (comte de Champagne, de Blois et de Chartres) et fait ainsi entrer ChĂąteau-Renault dans la maison de Blois. Vers le milieu du XIIe siĂšcle (entre 1151 et 1163), Thibaut V fait bĂątir le donjon que nous connaissons aujourd’hui. En 1226, par son mariage avec Hugues de ChĂątillon, Marie, fille de Marguerite (comtesse de Blois et de ChĂąteaudun), fait entrer ChĂąteau-Renault dans cette famille. Hugues de ChĂątillon devient ainsi seigneur de ChĂąteau-Renault. Les ChĂątillons vont conserver la place jusqu’à la fin du XIVe siĂšcle en y effectuant quelques modernisations. Le chĂątelet d’entrĂ©e (fin XIVe siĂšcle) est le principal vestige de ces travaux. La seigneurie est vendue Ă  Louis de France, frĂšre du roi Chrles VI, en octobre 1391. Vers 1425, la place forte, est occupĂ©e par les Anglais qui y disposent d’une forte garnison.  la fin du conflit franco-anglais (mars 1449), Jean d’OrlĂ©ans, comte de Dunois et compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, en fait l’acquisition. Durant les guerres de Religion (1589), le chĂąteau, aux mains des protestants, mais presque entiĂšrement dĂ©mantelĂ©, est mis en dĂ©fense par son capitaine dĂ©nommĂ© Sahuet, qui creuse un profond fossĂ©. Cette simple dĂ©fense fera rebrousser chemin au duc de Mayenne qui prĂ©fĂ©rera marcher sur Tours. Les de Gondy, de Rousselet, d’Estaing, Calmon seront les familles propriĂ©taires de ChĂąteau-Renault du XVIe au XXe siĂšcle (barons Ă  partir de 1525 puis marquis Ă  partir de 1620). (Voir Marcel Deyres : Le donjon de ChĂąteau-Renault page 56 Ă  61 - ArchĂ©ologia n° 62 - sept 1973) La famille Rousselet devient propriĂ©taire du chĂąteau et de la seigneurie de ChĂąteau-Renault en 1618, et Ă©rige le domaine en marquisat en 1620. L’un de ses reprĂ©sentants les plus cĂ©lĂšbres, François-Louis Rousselet, a exercĂ© son activitĂ© militaire au sein de la marine royale française de Louis XIV, en 1661 comme enseigne de vaisseau, puis capitaine, chef d’escadre, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales, et enfin vice-amiral du Levant. Par son mariage en 1746 avec Marie-Sophie de Rousselet, Charles-Henri d’Estaing prend le titre de marquis de ChĂąteau-Renault. Il exerce une carriĂšre dans l’armĂ©e en qualitĂ© de mousquetaire. En 1759, il demande Ă  servir sur mer, et commence sa carriĂšre de marin avec une expĂ©dition dans le golfe persique. Il est promu lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales et participe Ă  des revues d’inspections dans les colonies françaises aux Antilles, puis commande la marine du port de Brest en qualitĂ© de Gouverneur. Le roi Louis XVI le fait vice-amiral en 1777, avant de le dĂ©signer en 1778 pour partir combattre l’armĂ©e anglaise durant la guerre d’indĂ©pendance amĂ©ricaine. Il devient Gouverneur de Touraine en 1785 puis est nommĂ© gĂ©nĂ©ral commandeur de la garde nationale de Versailles. Il obtient la nomination d’amiral, avant d’ĂȘtre citĂ© comme tĂ©moin au procĂšs de Marie-Antoinette, puis accusĂ© de conspiration et condamnĂ© Ă  mort en 1794. Originaire du Lot, la famille Calmon devient propriĂ©taire du domaine et du chĂąteau de ChĂąteau-Renault au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Ses reprĂ©sentants sont issus de la haute administration. D'aprĂšs la chronique de Tours , Renault , petit fils de Guicher Ier., qui mourut vers l'an 1020 , donna son nom Ă  la place qui n'Ă©tait connue que sous le nom de ChĂąteau ; mais la grosse tour cylindrique ou donjon dont on voit encore les ruines , au haut du coteau qui domine la vallĂ©e voisine , ne date que du XIIe. siĂšcle , car l'histoire nous apprend que Sulpice d'Amboise mit le siĂšge devant ChĂąteau-Renault , l'emporta d'assaut et brĂ»la tout , hormis l'Ă©glise, vers le milieu du XIIe. siĂšcle. Cette tour cylindrique est placĂ©e isolĂ©ment sur une Ă©minence conique ou motte dont les talus ont Ă©tĂ© consolidĂ©s par des murs construits avec soin. Elle Ă©tait divisĂ©e en plusieurs Ă©tages ayant des cheminĂ©es. Les murs sont revĂȘtus extĂ©rieurement en pierres bien cimentĂ©es , de moyen appareil ; on remarque , vers la partie supĂ©rieure , un rĂ©trĂ©cissement trĂšs-sensible rĂ©sultant du talus considĂ©rable mĂ©nagĂ© dans l'Ă©lĂ©vation de l'Ă©difice. On avait mĂȘme, je crois, placĂ© Ă  l'intĂ©rieur quelques assises en surplomb dans la partie supĂ©rieure des murs , afin de diminuer le diamĂštre du toit ou peut-ĂȘtre de former une voĂ»te. Le donjon de ChĂąteau-Renault a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© , l'ancienne (illisible) dĂ©truite ; on entre aujourd'hui par une large brĂšche (illisible) Ă  peu prĂšs au tiers du cercle de la tour. L'enceinte du bayle a Ă©tĂ© dĂ©figurĂ©e en partie. Elle Ă©tait assez vaste; la porte d'entrĂ©e qui existe encore n'est pas sans intĂ©rĂȘt, mais je ne la crois pas du XIIe. siĂšcle. (Histoire sommaire de l'architecture au Moyen-Âge par M. de Caumont - 1836) Geoffroy II Martel, fils de Foulques III Nerra et de Hildegarde, est nĂ© Ă  Loches en 1005. Voulant prendre la tutelle de l'Anjou par anticipation, il entrera en guerre contre son pĂšre, Foulques Nerra, qui sera vainqueur. Geoffroy Martel devra attendre la mort de son pĂšre pour prendre possession d'une vaste rĂ©gion couverte de forteresses. Geoffroy Martel a Ă©tĂ© excommuniĂ© pour les dĂ©sordres de sa vie privĂ©e mais surtout pour le soutien qu'il apportait Ă  BĂ©ranger de Tours alors que celui-ci Ă©tait en conflit avec la PapautĂ©. Geoffroy poursuit la mĂȘme politique que son pĂšre vis a vis des comtes de Blois : enlever Tours aux comtes de Blois et les chasser de Touraine La Bataille de Nouy (1044) s'inscrit dans la longue lutte entre les comtes de Blois et d'Anjou. En 1044, Thibault III, comte de Blois est fait prisonnier par le fils de Foulques Nerra, Geoffroy Martel, qui remporte une victoire Ă  Nouy (prĂšs de Saint-Martin-le-Beau). Pour retrouver la libertĂ©, Thibault doit abandonner dĂ©finitivement la Touraine aux Comtes d'Anjou. Renaud II est citĂ©, comme son frĂšre, dans la charte de Saumur. L'un et l'autre s'attachĂšrent aux comtes d'Anjou. Geoffroy Martel, comte d'Anjou, aprĂšs la conquĂȘte de la Touraine, dĂ©pouilla plusieurs de ses principaux vassaux de cette contrĂ©e. En particulier il dĂ©pouilla Guicher, possesseur d'un chĂąteau et d'un domaine qu'il confisqua et cĂ©da Ă  Renaud en 1044. Renauld II imposa son nom au domaine et au chĂąteau : "Castrum quod ejusdem nomine vocatur Castrum Renaldi". Il le garda jusqu'en 1066, Ă©poque oĂč Guicher rentra en possession de son bien. En cette mĂȘme annĂ©e 1066, Renaud II laissa ChĂąteau-Renaud pour se fixer dĂ©finitivement Ă  ChĂąteau-Gontier. Pas pour longtemps. Le mercredi Saint 4 avril 1067, Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay, pĂ©nĂštrent dans Angers. Ils s'emparent de Geoffroy le Barbu (neveu de Geoffroy Martel et frĂšre de Foulques le RĂ©chin. Les deux frĂšres se disputent les possessions de leur oncle) pour le compte de Foulques le RĂ©chin. Le lendemain, le jeudi Saint 5 avril, une terrible Ă©meute de la population d'Angers, souleva la ville. Foulque RĂ©chin ne put, ou ne voulut protĂ©ger ses affidĂ©s de la colĂšre populaire, et Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay furent massacrĂ©s. Voir : www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/37chat-renault-h... www.ville-chateau-renault.fr/Les-personnages-celebres.html
ChĂąteau-Renault (Indre-et-Loire) Donjon de ChĂąteau-Renault, XIIe siĂšcle. Du Moyen-Age Ă  la pĂ©riode classique, le site de ChĂąteau-Renault passe aux mains de nombreux propriĂ©taires : les comtes de Blois, la famille d’OrlĂ©ans, les Dunois, les Longueville et la famille de Conti. Le domaine est Ă©rigĂ© en marquisat au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, sous la famille Rousselet*, dont le plus illustre reprĂ©sentant a Ă©tĂ© François-Louis Rousselet, vice-amiral de la marine royale et marĂ©chal de France, et dont les armoiries ornent l’ancienne porte d’entrĂ©e du chĂąteau. Au XVIIIe siĂšcle le chĂąteau devient la propriĂ©tĂ© du Comte Charles Henri d’Estaing* puis du comte Barrairon. Au XIXe siĂšcle le site est la propriĂ©tĂ© de la famille Calmon*, qui en fait don en 1948 Ă  la Ville de ChĂąteau-Renault pour y Ă©tablir l’hĂŽtel de ville (1962). Selon la « Chronique de Tours », c’est Renaud, petit fils du premier seigneur des lieux -Guicher de ChĂąteau-Gontier-, qui donna son nom Ă  ChĂąteau-Renault (castrum Reginaldi) au dĂ©but du XIe siĂšcle*. Vingt-quatre ans plus tard, le comte d’Anjou Geoffroy Martel*, victorieux Ă  la bataille de Nouy* (aoĂ»t 1044), prend possession de ChĂąteau-Renault et confie la place Ă  Renaud II de ChĂąteau-Gontier*. Entre 1064 et 1073, Guicher II, seigneur «hĂ©rĂ©ditaire» rĂ©cupĂšre son chĂąteau. AprĂšs 1151, au dĂ©cĂšs de Renaud IV, sa fille Sybille qui est aussi arriĂšre petite fille de Guicher II, Ă©pouse Josselin d’Auneau. Mais, elle Ă©tait promise au fils de Sulpice II d’Amboise. Sulpice dĂ©cide de se venger et pille et incendie la place. En seconde noce, Sybille Ă©pouse Thibaut V le Bon (comte de Champagne, de Blois et de Chartres) et fait ainsi entrer ChĂąteau-Renault dans la maison de Blois. Vers le milieu du XIIe siĂšcle (entre 1151 et 1163), Thibaut V fait bĂątir le donjon que nous connaissons aujourd’hui. En 1226, par son mariage avec Hugues de ChĂątillon, Marie, fille de Marguerite (comtesse de Blois et de ChĂąteaudun), fait entrer ChĂąteau-Renault dans cette famille. Hugues de ChĂątillon devient ainsi seigneur de ChĂąteau-Renault. Les ChĂątillons vont conserver la place jusqu’à la fin du XIVe siĂšcle en y effectuant quelques modernisations. Le chĂątelet d’entrĂ©e (fin XIVe siĂšcle) est le principal vestige de ces travaux. La seigneurie est vendue Ă  Louis de France, frĂšre du roi Chrles VI, en octobre 1391. Vers 1425, la place forte, est occupĂ©e par les Anglais qui y disposent d’une forte garnison.  la fin du conflit franco-anglais (mars 1449), Jean d’OrlĂ©ans, comte de Dunois et compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, en fait l’acquisition. Durant les guerres de Religion (1589), le chĂąteau, aux mains des protestants, mais presque entiĂšrement dĂ©mantelĂ©, est mis en dĂ©fense par son capitaine dĂ©nommĂ© Sahuet, qui creuse un profond fossĂ©. Cette simple dĂ©fense fera rebrousser chemin au duc de Mayenne qui prĂ©fĂ©rera marcher sur Tours. Les de Gondy, de Rousselet, d’Estaing, Calmon seront les familles propriĂ©taires de ChĂąteau-Renault du XVIe au XXe siĂšcle (barons Ă  partir de 1525 puis marquis Ă  partir de 1620). (Voir Marcel Deyres : Le donjon de ChĂąteau-Renault page 56 Ă  61 - ArchĂ©ologia n° 62 - sept 1973) La famille Rousselet devient propriĂ©taire du chĂąteau et de la seigneurie de ChĂąteau-Renault en 1618, et Ă©rige le domaine en marquisat en 1620. L’un de ses reprĂ©sentants les plus cĂ©lĂšbres, François-Louis Rousselet, a exercĂ© son activitĂ© militaire au sein de la marine royale française de Louis XIV, en 1661 comme enseigne de vaisseau, puis capitaine, chef d’escadre, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales, et enfin vice-amiral du Levant. Par son mariage en 1746 avec Marie-Sophie de Rousselet, Charles-Henri d’Estaing prend le titre de marquis de ChĂąteau-Renault. Il exerce une carriĂšre dans l’armĂ©e en qualitĂ© de mousquetaire. En 1759, il demande Ă  servir sur mer, et commence sa carriĂšre de marin avec une expĂ©dition dans le golfe persique. Il est promu lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es navales et participe Ă  des revues d’inspections dans les colonies françaises aux Antilles, puis commande la marine du port de Brest en qualitĂ© de Gouverneur. Le roi Louis XVI le fait vice-amiral en 1777, avant de le dĂ©signer en 1778 pour partir combattre l’armĂ©e anglaise durant la guerre d’indĂ©pendance amĂ©ricaine. Il devient Gouverneur de Touraine en 1785 puis est nommĂ© gĂ©nĂ©ral commandeur de la garde nationale de Versailles. Il obtient la nomination d’amiral, avant d’ĂȘtre citĂ© comme tĂ©moin au procĂšs de Marie-Antoinette, puis accusĂ© de conspiration et condamnĂ© Ă  mort en 1794. Originaire du Lot, la famille Calmon devient propriĂ©taire du domaine et du chĂąteau de ChĂąteau-Renault au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Ses reprĂ©sentants sont issus de la haute administration. D'aprĂšs la chronique de Tours , Renault , petit fils de Guicher Ier., qui mourut vers l'an 1020 , donna son nom Ă  la place qui n'Ă©tait connue que sous le nom de ChĂąteau ; mais la grosse tour cylindrique ou donjon dont on voit encore les ruines , au haut du coteau qui domine la vallĂ©e voisine , ne date que du XIIe. siĂšcle , car l'histoire nous apprend que Sulpice d'Amboise mit le siĂšge devant ChĂąteau-Renault , l'emporta d'assaut et brĂ»la tout , hormis l'Ă©glise, vers le milieu du XIIe. siĂšcle. Cette tour cylindrique est placĂ©e isolĂ©ment sur une Ă©minence conique ou motte dont les talus ont Ă©tĂ© consolidĂ©s par des murs construits avec soin. Elle Ă©tait divisĂ©e en plusieurs Ă©tages ayant des cheminĂ©es. Les murs sont revĂȘtus extĂ©rieurement en pierres bien cimentĂ©es , de moyen appareil ; on remarque , vers la partie supĂ©rieure , un rĂ©trĂ©cissement trĂšs-sensible rĂ©sultant du talus considĂ©rable mĂ©nagĂ© dans l'Ă©lĂ©vation de l'Ă©difice. On avait mĂȘme, je crois, placĂ© Ă  l'intĂ©rieur quelques assises en surplomb dans la partie supĂ©rieure des murs , afin de diminuer le diamĂštre du toit ou peut-ĂȘtre de former une voĂ»te. Le donjon de ChĂąteau-Renault a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© , l'ancienne (illisible) dĂ©truite ; on entre aujourd'hui par une large brĂšche (illisible) Ă  peu prĂšs au tiers du cercle de la tour. L'enceinte du bayle a Ă©tĂ© dĂ©figurĂ©e en partie. Elle Ă©tait assez vaste; la porte d'entrĂ©e qui existe encore n'est pas sans intĂ©rĂȘt, mais je ne la crois pas du XIIe. siĂšcle. (Histoire sommaire de l'architecture au Moyen-Âge par M. de Caumont - 1836) Geoffroy II Martel, fils de Foulques III Nerra et de Hildegarde, est nĂ© Ă  Loches en 1005. Voulant prendre la tutelle de l'Anjou par anticipation, il entrera en guerre contre son pĂšre, Foulques Nerra, qui sera vainqueur. Geoffroy Martel devra attendre la mort de son pĂšre pour prendre possession d'une vaste rĂ©gion couverte de forteresses. Geoffroy Martel a Ă©tĂ© excommuniĂ© pour les dĂ©sordres de sa vie privĂ©e mais surtout pour le soutien qu'il apportait Ă  BĂ©ranger de Tours alors que celui-ci Ă©tait en conflit avec la PapautĂ©. Geoffroy poursuit la mĂȘme politique que son pĂšre vis a vis des comtes de Blois : enlever Tours aux comtes de Blois et les chasser de Touraine La Bataille de Nouy (1044) s'inscrit dans la longue lutte entre les comtes de Blois et d'Anjou. En 1044, Thibault III, comte de Blois est fait prisonnier par le fils de Foulques Nerra, Geoffroy Martel, qui remporte une victoire Ă  Nouy (prĂšs de Saint-Martin-le-Beau). Pour retrouver la libertĂ©, Thibault doit abandonner dĂ©finitivement la Touraine aux Comtes d'Anjou. Renaud II est citĂ©, comme son frĂšre, dans la charte de Saumur. L'un et l'autre s'attachĂšrent aux comtes d'Anjou. Geoffroy Martel, comte d'Anjou, aprĂšs la conquĂȘte de la Touraine, dĂ©pouilla plusieurs de ses principaux vassaux de cette contrĂ©e. En particulier il dĂ©pouilla Guicher, possesseur d'un chĂąteau et d'un domaine qu'il confisqua et cĂ©da Ă  Renaud en 1044. Renauld II imposa son nom au domaine et au chĂąteau : "Castrum quod ejusdem nomine vocatur Castrum Renaldi". Il le garda jusqu'en 1066, Ă©poque oĂč Guicher rentra en possession de son bien. En cette mĂȘme annĂ©e 1066, Renaud II laissa ChĂąteau-Renaud pour se fixer dĂ©finitivement Ă  ChĂąteau-Gontier. Pas pour longtemps. Le mercredi Saint 4 avril 1067, Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay, pĂ©nĂštrent dans Angers. Ils s'emparent de Geoffroy le Barbu (neveu de Geoffroy Martel et frĂšre de Foulques le RĂ©chin. Les deux frĂšres se disputent les possessions de leur oncle) pour le compte de Foulques le RĂ©chin. Le lendemain, le jeudi Saint 5 avril, une terrible Ă©meute de la population d'Angers, souleva la ville. Foulque RĂ©chin ne put, ou ne voulut protĂ©ger ses affidĂ©s de la colĂšre populaire, et Renaud II de Chateau-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Robert le Bourguignon, et Girard de Montreuil-Bellay furent massacrĂ©s. Voir : www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/37chat-renault-h... www.ville-chateau-renault.fr/Les-personnages-celebres.html
ChĂąteau Belmont Tours by The Crest Collection

ChĂąteau Belmont Tours by The Crest Collection

4 out of 5
57 Rue Groison Tours Indre-et-Loire
Le prix est de 114 € par nuit du 1 fĂ©vr. au 2 fĂ©vr..
114 €
1 févr. - 2 févr.
taxes et frais compris
Séjournez dans cet hÎtel avec spa à Tours. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et un spa proposant des soins complets. D'aprÚs les avis ...
9/10 Wonderful! (697 avis)
Personnel agréable et chambre confortable. Dommage qu'il n'y ait pas de toilettes séparés dans cette suite familiale. Bùtiments récents autour du chùteau qui le rendent moins attrayant. Nécessité de sortir dehors pour accéder a l'espace spa ce qui est peu pratique et sauna en panne. Le petit déjeuner ...

Avis laissé le 25 janv. 2026

ChĂąteau Belmont Tours by The Crest Collection
Hampton by Hilton Tours Centre

Hampton by Hilton Tours Centre

4 out of 5
2 Place Anatole Tours
Le prix est de 93 € par nuit du 15 fĂ©vr. au 16 fĂ©vr..
93 €
15 févr. - 16 févr.
taxes et frais compris
Séjournez dans cet hÎtel trÚs pratique pour les voyages d'affaires à Tours. Cet hébergement propose le petit déjeuner gratuit, une salle de fitness et une réception ...
8,8/10 Excellent! (342 avis)
La chambre

Avis laissé le 7 janv. 2026

Hampton by Hilton Tours Centre
Westotel Tours Val de Loire

Westotel Tours Val de Loire

4 out of 5
10 Rue Marie de Lorraine La Ville-aux-Dames Indre-et-Loire
Le prix est de 80 € par nuit du 7 fĂ©vr. au 8 fĂ©vr..
80 €
7 févr. - 8 févr.
taxes et frais compris
Séjournez dans cet hÎtel trÚs pratique pour les voyages d'affaires à La Ville-aux-Dames. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et une ...
9,2/10 Wonderful! (759 avis)
Tout était parfait

Avis laissé le 23 janv. 2026

Westotel Tours Val de Loire
Prix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’appliquer.
Appart Hotel Odalys City Tours Le Jardin des Lettres

Appart Hotel Odalys City Tours Le Jardin des Lettres

49 bis Boulevard de Preuilly Tours Indre-et-Loire
Séjournez dans cet appart'hÎtel à Tours. Cet hébergement propose le petit déjeuner (en supplément), une salle de fitness et un parking (en supplément). D'aprÚs ...
8,2/10 Very Good! (507 avis)
Bel accueil, chambre parfaite. Prix trùs raisonnable. Nickel 👍

Avis laissé le 4 déc. 2025

Appart Hotel Odalys City Tours Le Jardin des Lettres
Appart'City Confort Tours

Appart'City Confort Tours

3 out of 5
12, rue Paul Nizan Tours
Séjournez dans cet appart'hÎtel à Tours. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, le petit déjeuner (en supplément) et une salle de fitness. D'aprÚs les avis ...
7,8/10 Good! (699 avis)
Personnel à l'écoute et serviable

Avis laissé le 4 janv. 2026

Appart'City Confort Tours
Nemea Appart Hotel Quai Victor Tours Centre

Nemea Appart Hotel Quai Victor Tours Centre

3 out of 5
6 Rue Marcel Tribut Tours
Séjournez dans cette résidence 3 étoiles à Tours. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, le petit déjeuner (en supplément) et une salle de fitness. Des attractions ...
8/10 Very Good! (480 avis)
Tout Ă©tait trĂšs bien sauf les oreillers qui sont Ă©normes et durs 
 ça ne permet pas de bien dormir
 dommage pour un hĂŽtel

Avis laissé le 29 janv. 2026

Nemea Appart Hotel Quai Victor Tours Centre
Prix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’appliquer.

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