Guide de voyage: Alluyes 2026

Alluyes : idées de séjour, infos pratiques et culturelles

Alluyes (Eure-et-Loir) Le chĂąteau fĂ©odal (XIIIe). Il Ă©tait protĂ©gĂ© par une enceinte fortifiĂ©e garnie de plusieurs tours. Le donjon a Ă©tĂ© construit sur une ancienne motte. Il mesure une trentaine de mĂštres de haut, son diamĂštre Ă©tant d'un peu plus de 14 m. Les murs peuvent mesurer jusqu'Ă  3 m d'Ă©paisseur. L'accĂšs qui s'ouvre Ă  9m du bas, devait dĂ©boucher sur le chemin de ronde de la muraille. Il est dans le style de construction des tours philippiennes (de Philippe Auguste); tour circulaire et voute d'ogive pour les Ă©tages. La tour d'Alluyes est sans fondements et simplement posĂ©e sur le sol. La poterne est le seul vestige de l'entrĂ©e fortifiĂ©e et du pont levis. La chapelle fut construite au XVe siĂšcle, elle fut sanctifiĂ©e en 1473. GrĂ©goire de Tours, dans ses annales (chap. 44), rapporte que ChilpĂ©ric, poursuivi par Sigebert et Gontran en 576, se retrancha dans le Perche, Ă  Alluye*, oĂč il fit la paix*. (En rĂ©alitĂ© il s'agit plus probablement de Gontran et des troupes de Sigebert, ce dernier ayant Ă©tĂ© assassinĂ© en dĂ©cembre 575, Ă  moins qu'il ne s'agisse pas de 576, mais de 574). Vers 849, les Normands ayant dĂ©truit l'abbaye de Saint PĂšre, HĂ©lie, Ă©vĂȘque de Chartres les repoussa, et pour remercier des militaires qui l'avait servi, leur donna des possessions de cette abbaye qui sont les bourgs d'Alluye, Brou, Authon, La Bazoche, et Monmirail. Qui seront plus tard les cinq baronnies du Perche GouĂ«t (Histoire de Chartres). Un certain Hugues, seigneur d'Alluye est mentionnĂ© comme tĂ©moin d'une donation faites par Leudegarde de Vermandois Ă  l'abbaye de Saint-PĂšre-en-VallĂ©e de Chartres, le 5 fĂ©vrier 978. C'est le premier seigneur d'Alluyes dont on ait la trace Ă©crite*. Il Ă©tait peut-ĂȘtre vassal de Leudgarde de Vermandois, veuve de Thibaud "le Tricheur" comte de Blois, Chartres et tours, mais aussi de l'Ă©vĂȘque de Chartres. Au milieu du XIe siĂšcle un seigneur local du nom de Guillaume GouĂ«t, seigneur de Montmirail, Authon et La Bazoche, se marie avec Mathilde d’Alluye*, dame de Brou et d'Alluye, et devient par cette union Ă©galement seigneur d’Alluye et Brou*. Guillaume II GouĂ«t dit "Le Vieux"*, fils de Mathilde d'Alluye et Guillaume GouĂ«t, succĂ©dera comme seigneur d'Alluyes. Puis Guillaume III GouĂ«t d'Alluye dit "Le Jeune", fils du prĂ©cĂ©dent et de Eustachie Crespon. Guillaume IV GouĂ«t d'Alluye, fils du prĂ©cĂ©dent, laissera une hĂ©ritiĂšre: Mathilde d’Alluyes (1153 Ă  Tours - aprĂšs 1180) qui Ă©pousera Henri ou HervĂ© III de Donzy* en 1169 (c'est le troisiĂšme mariage du baron de Donzy). AprĂšs la mort de Mathilde d'Alluyes en 1180, Alluyes passera dans la famille Donzy par son Ă©poux HervĂ© III baron de Donzy. On peut trĂšs probablement attribuer Ă  HervĂ© IV de Donzy* (comte de Nevers, seigneur de Cosne, seigneur de Saint-Aignan-sur-Cher), la mise en eau des fossĂ©s du chĂąteau et de la basse-cour par dĂ©tournement du cours du Loir*. AgnĂšs de Donzy (1202 - 1225) succĂ©dera Ă  son pĂšre HervĂ© IV. Seule hĂ©ritiĂšre, elle Ă©pousera Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII dit "Le Lion"*. Philippe mort un an aprĂšs son mariage, AgnĂšs se remariera avec Guy III de ChĂątillon*. Elle mourut en couches de son deuxiĂšme enfant, Gaucher de ChĂątillon qui survĂ©cut. La construction du donjon dĂ©bute probablement vers 1230. Les constructions semblent ĂȘtre achevéée avant 1250, par Gaucher de ChĂątillon. Gaucher de ChĂątillon perdit la vie Ă  Damiette en 1250. La soeur de Gaucher de ChĂątillon mourut en 1254 et laissa le Perche-GouĂ«t Ă  sa fille Mahaut. Mahaut (Mahaut II de Dampierre) Ă©pousa Eudes fils du duc de Bourgogne en 1248. Elle mourut en ayant suivi son Ă©poux Ă  la croisade, Ă  Saint-Jean d-Acre, en 1262. Eudes Ă  son tour meurt, le 4 aoĂ»t 1266. La cadette des filles, Marguerite (Marguerite de Bourgogne) hĂ©rite du titre de comtesse de Tonnerre et hĂ©rite du Perche-GouĂ«t et d'autres fiefs (L'aĂźnĂ©e est faite comtesse de Nevers, la puinĂ©e devient comtesse d'Auxerre). Marguerite de Bourgogne (1250-1308) Ă©pousa en 1268, Charles de France, comte du Maine, d'Anjou, et de Provence. Il Ă©tait frĂšre de Saint-Louis. Avec l'accord du Pape, Charles fit assassiner le prĂ©tendant au royaume de Sicile et devint roi de Sicile sous le nom de Charles Ier. Marguerite s'installa Ă  Naples. Le lundi de PĂąques 1282 (30 mars), Ă  l'heure des VĂȘpres, une rĂ©volte Ă©clate Ă  Palerme, 8000 soldats français sont massacrĂ©s et Charles est chassĂ© de l'Ăźle. Il s'en suivit une sĂ©paration du royaume de Sicile en deux parties : La Sicile insulaire et le royaume de Naples pĂ©ninsulaire*. Charles meurt Ă  Foggia en Italie, en 1285, Marguerite retournera dans son domaine de Tonnerre ou elle dĂ©cĂšdera le 4 septembre 1308. Par testament, elle cĂšde ses cinq baronnies (Alluyes, Brou, Authon, La Bazoche et Montmirail), Ă  son neveu Robert de Cassel*. De 1342 Ă  1418, Alluye passera chez les comtes de Bar, par alliance (en 1340) de Yolande de Cassel (Yolande de Flandre-Cassel) avec Henri IV comte de Bar et seigneur de Puisay. Robert Ier de Bar succĂ©dera comme seigneur du Perche-GouĂ«t (Alluyes, Brou, Montmirail, Auton, La Bazoche) et autres lieux. Un Jean de Bar, seigneur d'Alluye et autres lieux, fut tuĂ© Ă  Azincourt le 25 octobre 1415. Pendant la Guerre-de-Cent-Ans, le chĂąteau fort a Ă©tĂ© occupĂ© par les Anglais*. Louis de Luxembourg*, seigneur d'Alluye par sa femme Jeanne de Bar, ayant adhĂ©rĂ© Ă  la cause anglaise, sera dĂ©possĂ©dĂ© du chĂąteau au profit de Charles V d'Anjou. Celui-ci y recevra Louis XI en 1463 et fera bĂ©nir la chapelle castrale, Saint-Nicolas, en 1479. A la Renaissance, en 1505, Florimond Robertet d'Alluyes (1457-1533), TrĂ©sorier de France du roi Charles VIII, SecrĂ©taire d'etat sous Louis VII, puis administrateur du royaume sous François 1er, acquiert les baronnies d’Alluyes et de Brou. Il fera rĂ©nover le chĂąteau. Bien qu'enrichit considĂ©rablement par les rois qu'il servit, Florimond Robertet mourut paisiblement dans son lit, ce qui Ă©tait rare Ă  l'Ă©poque pour un secrĂ©taire au TrĂ©sor*. Les Robertet se succĂ©deront, puis le fief d'alluyes passera par hĂ©ritage, chez les Babou de la BourdaisiĂšre*. A la fin du XVIe siĂšcle, Henri IV, rencontra Ă  Alluyes la belle Gabrielle d'EstrĂ©es, arriĂšre-petite-fille de Florimond Robertet. A partir de 1591, il revint plusieurs fois Ă  Alluyes pour rendre visite Ă  sa maĂźtresse. Henri IV fit de la baronnie d'Alluyes un marquisat. C'est Isabelle Babou qui obtint en 1603 que la baronnie d'Alluyes fut Ă©rigĂ©e en marquisat (et la chĂątellenie d'Auneau en baronnie). Un descendant des Babou serait Louis XV, d'aprĂšs lui-mĂȘme* Isabelle Babou, fille de Jean Babou et Françoise Robertet, dame d'Alluyes, Ă©tait l'Ă©pouse de François d'Escoubleau, marquis de Sourdis. Le 30 octobre 1633, le marĂ©chal de ChĂątillon remit les gouvernements d’OrlĂ©ans , du pays Chartrain , du Blaisois , du VendĂŽmois , & du Dunois ,entre les mains de sa majestĂ© , qui en pourvut M. Charles d’Escoubleau , chevalier des ordres du roi , marquis de Sourdis & d’Alluye , & y ajouta le chĂąteau d'Amboise (Histoire de Chartres). En 1679, Ă  l'apogĂ©e du rĂšgne de Louis XIV, Ă©clatait la sordide affaires des poisons. Parmi "la clientĂšle des officines de poison et de mort, les accusĂ©s ne faisaient pas que mentionner quelques blanchisseuses, fripiĂšres, vinaigriĂšres ou cabaretiĂšres, battues par leur ivrogne de mari, voire quelques gentilshommes dĂ©classĂ©s tombĂ©s dans la dĂ©bauche, mais de puissants et riches robins, membres des cours souveraines, des gens titrĂ©s, nobles de vieille souche, aristocrates de haut rang, et parmi eux les plus grands noms de France : Olympe Mancini,(...) la princesse de Tingry, les duchesses d’AngoulĂȘme, de Bouillon, de Vitry, de Vivonne, le marĂ©chal-duc de Luxembourg, les ducs de VendĂŽme et de Brissac, la marquise d’Alluyes, les marquis de Cessac, de FeuquiĂšres et de Termes, la comtesse du Roure, la vicomtesse de Polignac
"(L'affaire des Poisons - Jean-Christian Petitfils). La baronnie d'Alluye, devenu marquisat sous François d'Escoubleau, restera dans la famille pendant plus de 100 ans, puis sera vendue par dĂ©cret Ă  Jean, marquis de Gaffion*. Sa fille Jeanne de Gaffion, comtesse de Peyre par alliance*, lui succĂ©dera a la mort de son frĂšre Pierre. En 1790, Ă  la RĂ©volution, les cinq baronnies du Perche-GouĂ«t disparaissent avec la crĂ©ation des dĂ©partements. Le Perche-Gouet est Ă©clatĂ© entre trois dĂ©partements, la plus grande partie en Eure-et-Loir, quelques villages vont Ă  la Sarthe et quelques petits villages du sud sont rattachĂ©e au Loir-et-Cher. Le chĂąteau d'Alluyes est aujourd'hui propriĂ©tĂ© d'une association. GrĂ©goire de Tours nomme ce bourg "Avallocium". Le cartulaire de Saint PĂšre du XIe siĂšcle le nomme "Allogia". A la mort de Clotaire Ier, le royaume des Francs est partagĂ© entre ses fils: Sigebert, Gontran, Caribert et leur demi-frĂšre ChilpĂ©ric (fils de Clotaire avec sa seconde Ă©pouse). Le rĂšgne de ChilpĂ©ric est occupĂ© par des conflits avec ses frĂšres. En 584 ChilpĂ©ric sera assassinĂ©, Ă  coups de poignard, Ă  Chelles (Seine-et-Marne), par un nommĂ© Falco qui rĂ©ussira Ă  s'enfuir. La pierre de ChilpĂ©ric, ou Croix de Sainte-Bautheur, dans le centre de Chelles, marque l'Ă©vĂšnement. Aparavant, en 575, Sigebert sera assassinĂ© par des pages de FrĂ©dĂ©gonde (Epouse de ChilpĂ©ric. On attribuera Ă  FrĂ©dĂ©gonde une demi douzaine de meurtres). Alluyes-sur-le-Loir, une des 5 baronnies du Perche-GouĂ«t, terre attribuĂ©e par l’Empereur Charles «Le Gros» Ă  GĂ©rard, EvĂȘque de Chartres vers 880. On peut donc supposer que les barons d'Alluyes Ă©taient vassaux du diocĂšse de Chartres. Les 4 autres baronnies du Perche-GouĂ«t Ă©taient : Montmirail (la superbe), Auton (la gueuse), La Bazoche (la pouilleuse) et Brou (la noble). Alluyes Ă©tant sur nommĂ©e "la riche". Mathilde ou Mahaut d'Alluyes, fille de Gauthier, seigneur d'Alluyes. AprĂšs la mort de Guillaume, elle se remariera avec Geoffroy, baron de Mayenne, seigneur de la Chartre-sur-Loir et comte du Maine. En 1050, Montmirail et Alluye Ă©taient encore dans des mains diffĂ©rentes. Peu aprĂšs, Mahaut (Mathilde), dame d'Alluye et de Brou, Ă©pousa en secondes noces Gillaume Goet (GouĂ«t) seigneur de Montmirail. Guillaume deviendra ainsi seigneur du "Petit-Perche" dit "Perche-GouĂ«t". Guillaume fut empoisonnĂ© Ă  Courville, en 1065, par la comtesse de Montgommery, mais n'en mourut pas. Mathilde survĂ©cu jusqu'en 1096 et se remaria avec Geoffroy baron de Mayenne. (Histoire de Chartres) HervĂ© III de Donzy eut Ă  lutter successivement contre le comte de Sancerre, Louis le Jeune et le comte de Champagne. Il mit alors sous la protection du roi d'Angleterre ses chĂąteaux de Saint-Aignan, Montmirail, Alluye, etc... Le roi de France pour tirer vengeance de ce procĂ©dĂ©, assĂ©gea Donzy, avec l'aide du comte de Nevers, en 1170, et dĂ©molit le chĂąteau. La paix revint ensuite avec la mĂ©diation du roi d'Angleterre. HervĂ© IV de Donzy deviendra comte de Nevers aprĂšs avoir fait prisonnier Pierre II de Courtenay. Pour prix de sa libĂ©ration, il forcera Pierre de Courtenay Ă  lui accorder la main de sa fille Mathilde (Mahaut) ainsi que le comtĂ© de Nevers. On dit que le Pape ne reconnaĂźtra le mariage qu'aprĂšs qu'HervĂ© eut participĂ© Ă  plusieurs croisades, dont celle contre les Albigeois. HervĂ© mourut dans son chĂąteau de Saint-Aignan, empoisonnĂ©, le 21 janvier 1222. Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez qui succomba en Italie lors de son retour de la croisade. Mahaut se retira Ă  Fontevrault oĂč elle mourut en dĂ©cembre 1256. RelatĂ© dans une charte datĂ©e de 1222, oĂč figure pour la premiĂšre fois la mention du chĂąteau. "En 1096. Guillaume (Goet II) seigneur d’Alluye, considĂ©rant que les richesses de la terre conduisent ceux qui s’en servent mal, dans le fond de l'enfer, & que ceux qui les distribuent aux pauvres nĂ©cessiteux , en ' reçoivent d’éternelles rĂ©compenses, estima qu’il devoit se faire des amis des biens qu’il possĂ©doit, afin d’ĂȘtre reçu Ă  l'heure de sa mort, dans les tabernacles qui ne peuvent pĂ©rir. Ce seigneur, trĂšs-illustre & de trĂšs-noble race , selon les dignitĂ©s du siĂšcle & emplois de la guerre, reconnoissant sa noblesse obscurcie par ses mauvaises oeuvres, & comme un vrai chrĂ©tien, S’humilioit & dĂ©ploroit ses pĂ©chĂ©s , dont il dĂ©siroit&obtenir le pardon , prit pour son intercesseur Saint Pierre, le prince des apĂŽtres, lui donna & aux moines de son monastĂšre de Chartres , l'Ă©glise de St. Lubin, confesseur & Ă©vĂȘque de Chartres; laquelle Ă©glise ses ancĂȘtres avoient fait bĂątir magnifiquement en la vallĂ©e de ChĂąteaudun, & en jouissoient comme de leur patrimoine. Il leur donna aussi tous les droits honorifiques & tout ce qui dĂ©pendoit de cette Ă©glise , tant dedans , que dehors; les dimes & les censives. Il permit aux nobles, ses vassaux , de donner , ou de vendre les dimes dont ils jouissoient ; comparant les choses , qu’il donnoit, avec la rĂ©compense qu’il espĂ©roit recevoir de la bontĂ© de Dieu , il estimoit qu’il ne donnoit rien, parce que les biens de la terre passent & prennent fin , & que les biens cĂ©lestes sont Ă©ternels , d’un prix inestimable & incorruptibles; il disoit qu’il imitoit cette veuve qui offroit "duo minuta", & que, donnant en ce monde un verre d'eau froide , il espĂ©roit que dans le ciel il lui seroit utile. Ce trĂšs-pieux seigneur , pour donner autoritĂ© Ă  cette donation, la fit signer par Mathilde , sa mere , & la signa lui-mĂȘme, avec Eustache , sa femme , Hugues & Guillaume, ses fils , encore jeunes , & autres." (Histoire de la ville de Chartres par M. Doyen - 1786) Guy III de ChĂątillon, Ă©poux de AgnĂšs de Donzy, est mort d'un coup de pierre, pendant la croisade contre les albigeois, en aoĂ»t 1226. Louis VIII Le Lion, Roi de France de 1223 Ă  1226, le 8 Ăšme capĂ©tien, Ă©pousa (le futur roi avait 13 ans et Blanche 12) Blanche de Castille, qui fut "deux fois reine": reine de France par sont mariage avec Louis VIII puis reine d'Angleterre par son remariage avec un PlantagenĂȘt. Louis VIII Ă©tait le fils aĂźnĂ© de Philippe Auguste (Philippe II) et le pĂšre de Saint-Louis (Louis IX). Louis VIII Le Lion ajoutera le Poitou et le Languedoc au royaume de France. Avec son pĂšre, Philippe Auguste, il participe Ă  la lutte contre l'Angleterre. Il bat Jean-sans-Terre Ă  La Roche-aux-Moines en 1214, mais est battu par le fils de Jean-sans-Terre, Henri III, Ă  Lincoln en 1216. Il lance la croisade contre les albigeois en 1225-1226. Il meurt malade, sur le chemin de Paris, au retour de la croisade. Les comtes d'Anjou gardĂšrent le royaume de Naples jusqu'en 1442. RenĂ© d'Anjou fut Ă©vincĂ© par le roi d'aragon qui rĂ©unifia les deux siciles sous le nom de "royaume des Deux-Siciles". Robert de cassel (1278-1331) Ă©tait fils de Robert III de Flandre et de Yolande de Bourgogne soeur de Marguerite de Bourgogne et comtesse de Nevers. Le Perche sera entiĂšrement occupĂ© Ă  partir de la dĂ©faite de Verneuil-sur-Avre en aoĂ»t 1424. Thomas de Montaigu, comte de Salisbury sera nommĂ© comte du Perche par Henri V d’Angleterre. Thomas de Montaigu qui a combattu Ă  Azincourt, Verneuil et autres, sera tuĂ© par un boulet de canon en octobre 1428, Ă  Meung-sur-Loire, lors du siĂšge d'OrlĂ©ans. L'occupation durera 25 ans. Louis de Luxembourg-Saint-Pol (fait connĂ©table de Saint-Pol par Louis XI) fut condamnĂ© Ă  mort, pour lĂšse-majestĂ©, par le Parlement le 19 dĂ©cembre 1475, et dĂ©capitĂ© sur la place de GrĂšve de Paris le mĂȘme jour. Louis de Luxembourg qui soutenait le roi de France, apportait Ă©galement son aide au duc de Bourgogne alliĂ© de l'Angleterre. En rĂ©alitĂ© cet intrigant ne jouait que pour lui-mĂȘme. LassĂ© de ses intrigues, le roi d'Angleterre Édouard IV, donna Ă  Louis XI la correspondance que Louis de Luxembourg lui avait adressĂ©e, et le duc de Bourgogne, Charles le tĂ©mĂ©raire le livra Ă  Louis XI. De 1315 jusqu'Ă  1522, de Louis X le Hutin jusqu'Ă  François Ier, sur les 12 secrĂ©taires aux finances qui se sont succĂ©dĂ©s, 8 furent pendus ou assassinĂ©s, 3 furent condamnĂ©s Ă  l'exil ou la prison. Seul Florimond ne fut pas inquiĂ©tĂ©, pendant 40 ans. Françoise Robertet avait Ă©pousĂ© en premiĂšres noces Jean Babou de la BourdaisiĂšre. De ce mariage est issu Françoise Babou de La BourdaisiĂšre qui Ă©pousera Antoine d'EstrĂ©es. Françoise fut tuĂ©e Ă  Issoire lors des guerres de la Ligue, en laissant 9 enfants, dont la belle Gabrielle d'EstrĂ©es qui sera favorite d'Henri IV. * Afin d'en remontrer Ă  l'orgueil des "grands" concernant leur gĂ©nĂ©alogie Louis XV aurait dit un jour : 
 «Sous le rĂšgne de Louis XI, vers 1470, il y avait Ă  Bourges un honnĂȘte notaire qui s'appelait Babou. On trouva mĂȘme quelque part que le pĂšre de ce notaire avait Ă©tĂ© barbier, mais cela n'est pas si constant que l'Ă©tat de notaire exercĂ© par le fils, dont il existe dans les archives du Berry, nombre d'actes signĂ©s de sa main. Babou fit fortune et acheta pour son fils, Philibert Babou, une charge de trĂ©sorier de France. Philibert devint maĂźtre d'hĂŽtel du roi Charles VIII. Il fut pĂšre de Babou, sieur de La BourdaisiĂšre, maĂźtre gĂ©nĂ©ral de l'artillerie en 1539. La fille de ce La BourdaisiĂšre fut mĂšre de Gabrielle d'EstrĂ©es, laquelle eut pour fils naturel, CĂ©sar de VendĂŽme, mariĂ© en 1609 Ă  l'hĂ©ritiĂšre de MercƓur, et pĂšre d'Élisabeth de VendĂŽme, mariĂ©e Ă  Charles-AmĂ©dĂ©e de Savoie, duc de Nemours, qui fut tuĂ© en duel par le duc de Beaufort, son beau-frĂšre. Charles-AmĂ©dĂ©e fut pĂšre de Marie de Nemours, laquelle fut mariĂ©e Ă  Charles-Emmanuel de Savoie, dont elle eut Victor-AmĂ©dĂ©e, duc de Savoie, roi de Sardaigne et pĂšre de Marie-AdĂ©laĂŻde de Savoie, mariĂ©e Ă  Louis de France, duc de Bourgogne, dont j'ai, moi qui vous parle, j'ai l'honneur d'ĂȘtre le fils. Ainsi vous voyez, Messieurs, que mon dixiĂšme aĂŻeul Ă©tait, comme je vous le disais, un trĂšs digne notaire de Bourges, dont le pĂšre aurait mĂȘme Ă©tĂ© barbier. Je ne le renie point, je n'en ressens aucune honte, et je vous invite tous, tant que vous ĂȘtes, Ă  ne pas ĂȘtre plus difficiles que moi en arbres gĂ©nĂ©alogiques.» Il s'agit de Jean de Gaffion (Gassion), marquis de Gaffion & d'Alluye, comte Montboyer, baron d'Andaux, marĂ©chal de camp des armĂ©es du roi, gouverneur de Dax & de Saint-Sever, nommĂ© chevalier des ordres du saint-Esprit (ouf!) en 1743. Mort le 20 juin 1746 Ă  Pau, ĂągĂ© de 63 ans. Il avait Ă©pousĂ© la fille du garde des sceaux, Marie-Jeanne Fleuriau d'Armenonville. Sa fille Jeanne deviendra dame d'Alluyes Ă  la mort sans enfant de son frĂšre Pierre. Eymard-Henri de Moret, Chevalier, Comte de Peyre, etc... , qui avait Ă©pousĂ© Jeanne de Gaffion en 1733. Il mourut le 21 janvier 1739. Leur fils, Jean-Henri, nĂ© le 6 septembre 1737, hĂ©ritier d'une fortune colossale par son pĂšre (indirectement, celle de CĂ©sar de GrolĂ©e, comte de Peyre, sans enfants), n'ayant pas eu d'Ă©pouse ni d'hĂ©ritiers, fit transmettre l'ensemble de ses biens Ă  une parente Ă©loignĂ©e, Marie-Charlotte de Cassagne-Beaufort de Miramon, Ă©pouse du comte François-FĂ©lix du Plessis-ChĂątillon. www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/28alluyes-histor... www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=1821 provincehistorique.over-blog.com/article-les-seigneurs-du... www.westhoekpedia.org/wp-content/uploads/downloads/2012/0... maison.omahony.free.fr/ascendants/fiche%20robertet%20flor... fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Babou_de_La_Bourdaisi%C3%A8re books.openedition.org/pur/18102?lang=fr#ftn8 books.google.fr/books?id=xWggxFQjnk0C&pg=PA110&lp...
Alluyes (Eure-et-Loir) Le chĂąteau fĂ©odal (XIIIe). Il Ă©tait protĂ©gĂ© par une enceinte fortifiĂ©e garnie de plusieurs tours. Le donjon a Ă©tĂ© construit sur une ancienne motte. Il mesure une trentaine de mĂštres de haut, son diamĂštre Ă©tant d'un peu plus de 14 m. Les murs peuvent mesurer jusqu'Ă  3 m d'Ă©paisseur. L'accĂšs qui s'ouvre Ă  9m du bas, devait dĂ©boucher sur le chemin de ronde de la muraille. Il est dans le style de construction des tours philippiennes (de Philippe Auguste); tour circulaire et voute d'ogive pour les Ă©tages. La tour d'Alluyes est sans fondements et simplement posĂ©e sur le sol. La poterne est le seul vestige de l'entrĂ©e fortifiĂ©e et du pont levis. La chapelle fut construite au XVe siĂšcle, elle fut sanctifiĂ©e en 1473. GrĂ©goire de Tours, dans ses annales (chap. 44), rapporte que ChilpĂ©ric, poursuivi par Sigebert et Gontran en 576, se retrancha dans le Perche, Ă  Alluye*, oĂč il fit la paix*. (En rĂ©alitĂ© il s'agit plus probablement de Gontran et des troupes de Sigebert, ce dernier ayant Ă©tĂ© assassinĂ© en dĂ©cembre 575, Ă  moins qu'il ne s'agisse pas de 576, mais de 574). Vers 849, les Normands ayant dĂ©truit l'abbaye de Saint PĂšre, HĂ©lie, Ă©vĂȘque de Chartres les repoussa, et pour remercier des militaires qui l'avait servi, leur donna des possessions de cette abbaye qui sont les bourgs d'Alluye, Brou, Authon, La Bazoche, et Monmirail. Qui seront plus tard les cinq baronnies du Perche GouĂ«t (Histoire de Chartres). Un certain Hugues, seigneur d'Alluye est mentionnĂ© comme tĂ©moin d'une donation faites par Leudegarde de Vermandois Ă  l'abbaye de Saint-PĂšre-en-VallĂ©e de Chartres, le 5 fĂ©vrier 978. C'est le premier seigneur d'Alluyes dont on ait la trace Ă©crite*. Il Ă©tait peut-ĂȘtre vassal de Leudgarde de Vermandois, veuve de Thibaud "le Tricheur" comte de Blois, Chartres et tours, mais aussi de l'Ă©vĂȘque de Chartres. Au milieu du XIe siĂšcle un seigneur local du nom de Guillaume GouĂ«t, seigneur de Montmirail, Authon et La Bazoche, se marie avec Mathilde d’Alluye*, dame de Brou et d'Alluye, et devient par cette union Ă©galement seigneur d’Alluye et Brou*. Guillaume II GouĂ«t dit "Le Vieux"*, fils de Mathilde d'Alluye et Guillaume GouĂ«t, succĂ©dera comme seigneur d'Alluyes. Puis Guillaume III GouĂ«t d'Alluye dit "Le Jeune", fils du prĂ©cĂ©dent et de Eustachie Crespon. Guillaume IV GouĂ«t d'Alluye, fils du prĂ©cĂ©dent, laissera une hĂ©ritiĂšre: Mathilde d’Alluyes (1153 Ă  Tours - aprĂšs 1180) qui Ă©pousera Henri ou HervĂ© III de Donzy* en 1169 (c'est le troisiĂšme mariage du baron de Donzy). AprĂšs la mort de Mathilde d'Alluyes en 1180, Alluyes passera dans la famille Donzy par son Ă©poux HervĂ© III baron de Donzy. On peut trĂšs probablement attribuer Ă  HervĂ© IV de Donzy* (comte de Nevers, seigneur de Cosne, seigneur de Saint-Aignan-sur-Cher), la mise en eau des fossĂ©s du chĂąteau et de la basse-cour par dĂ©tournement du cours du Loir*. AgnĂšs de Donzy (1202 - 1225) succĂ©dera Ă  son pĂšre HervĂ© IV. Seule hĂ©ritiĂšre, elle Ă©pousera Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII dit "Le Lion"*. Philippe mort un an aprĂšs son mariage, AgnĂšs se remariera avec Guy III de ChĂątillon*. Elle mourut en couches de son deuxiĂšme enfant, Gaucher de ChĂątillon qui survĂ©cut. La construction du donjon dĂ©bute probablement vers 1230. Les constructions semblent ĂȘtre achevéée avant 1250, par Gaucher de ChĂątillon. Gaucher de ChĂątillon perdit la vie Ă  Damiette en 1250. La soeur de Gaucher de ChĂątillon mourut en 1254 et laissa le Perche-GouĂ«t Ă  sa fille Mahaut. Mahaut (Mahaut II de Dampierre) Ă©pousa Eudes fils du duc de Bourgogne en 1248. Elle mourut en ayant suivi son Ă©poux Ă  la croisade, Ă  Saint-Jean d-Acre, en 1262. Eudes Ă  son tour meurt, le 4 aoĂ»t 1266. La cadette des filles, Marguerite (Marguerite de Bourgogne) hĂ©rite du titre de comtesse de Tonnerre et hĂ©rite du Perche-GouĂ«t et d'autres fiefs (L'aĂźnĂ©e est faite comtesse de Nevers, la puinĂ©e devient comtesse d'Auxerre). Marguerite de Bourgogne (1250-1308) Ă©pousa en 1268, Charles de France, comte du Maine, d'Anjou, et de Provence. Il Ă©tait frĂšre de Saint-Louis. Avec l'accord du Pape, Charles fit assassiner le prĂ©tendant au royaume de Sicile et devint roi de Sicile sous le nom de Charles Ier. Marguerite s'installa Ă  Naples. Le lundi de PĂąques 1282 (30 mars), Ă  l'heure des VĂȘpres, une rĂ©volte Ă©clate Ă  Palerme, 8000 soldats français sont massacrĂ©s et Charles est chassĂ© de l'Ăźle. Il s'en suivit une sĂ©paration du royaume de Sicile en deux parties : La Sicile insulaire et le royaume de Naples pĂ©ninsulaire*. Charles meurt Ă  Foggia en Italie, en 1285, Marguerite retournera dans son domaine de Tonnerre ou elle dĂ©cĂšdera le 4 septembre 1308. Par testament, elle cĂšde ses cinq baronnies (Alluyes, Brou, Authon, La Bazoche et Montmirail), Ă  son neveu Robert de Cassel*. De 1342 Ă  1418, Alluye passera chez les comtes de Bar, par alliance (en 1340) de Yolande de Cassel (Yolande de Flandre-Cassel) avec Henri IV comte de Bar et seigneur de Puisay. Robert Ier de Bar succĂ©dera comme seigneur du Perche-GouĂ«t (Alluyes, Brou, Montmirail, Auton, La Bazoche) et autres lieux. Un Jean de Bar, seigneur d'Alluye et autres lieux, fut tuĂ© Ă  Azincourt le 25 octobre 1415. Pendant la Guerre-de-Cent-Ans, le chĂąteau fort a Ă©tĂ© occupĂ© par les Anglais*. Louis de Luxembourg*, seigneur d'Alluye par sa femme Jeanne de Bar, ayant adhĂ©rĂ© Ă  la cause anglaise, sera dĂ©possĂ©dĂ© du chĂąteau au profit de Charles V d'Anjou. Celui-ci y recevra Louis XI en 1463 et fera bĂ©nir la chapelle castrale, Saint-Nicolas, en 1479. A la Renaissance, en 1505, Florimond Robertet d'Alluyes (1457-1533), TrĂ©sorier de France du roi Charles VIII, SecrĂ©taire d'etat sous Louis VII, puis administrateur du royaume sous François 1er, acquiert les baronnies d’Alluyes et de Brou. Il fera rĂ©nover le chĂąteau. Bien qu'enrichit considĂ©rablement par les rois qu'il servit, Florimond Robertet mourut paisiblement dans son lit, ce qui Ă©tait rare Ă  l'Ă©poque pour un secrĂ©taire au TrĂ©sor*. Les Robertet se succĂ©deront, puis le fief d'alluyes passera par hĂ©ritage, chez les Babou de la BourdaisiĂšre*. A la fin du XVIe siĂšcle, Henri IV, rencontra Ă  Alluyes la belle Gabrielle d'EstrĂ©es, arriĂšre-petite-fille de Florimond Robertet. A partir de 1591, il revint plusieurs fois Ă  Alluyes pour rendre visite Ă  sa maĂźtresse. Henri IV fit de la baronnie d'Alluyes un marquisat. C'est Isabelle Babou qui obtint en 1603 que la baronnie d'Alluyes fut Ă©rigĂ©e en marquisat (et la chĂątellenie d'Auneau en baronnie). Un descendant des Babou serait Louis XV, d'aprĂšs lui-mĂȘme* Isabelle Babou, fille de Jean Babou et Françoise Robertet, dame d'Alluyes, Ă©tait l'Ă©pouse de François d'Escoubleau, marquis de Sourdis. Le 30 octobre 1633, le marĂ©chal de ChĂątillon remit les gouvernements d’OrlĂ©ans , du pays Chartrain , du Blaisois , du VendĂŽmois , & du Dunois ,entre les mains de sa majestĂ© , qui en pourvut M. Charles d’Escoubleau , chevalier des ordres du roi , marquis de Sourdis & d’Alluye , & y ajouta le chĂąteau d'Amboise (Histoire de Chartres). En 1679, Ă  l'apogĂ©e du rĂšgne de Louis XIV, Ă©clatait la sordide affaires des poisons. Parmi "la clientĂšle des officines de poison et de mort, les accusĂ©s ne faisaient pas que mentionner quelques blanchisseuses, fripiĂšres, vinaigriĂšres ou cabaretiĂšres, battues par leur ivrogne de mari, voire quelques gentilshommes dĂ©classĂ©s tombĂ©s dans la dĂ©bauche, mais de puissants et riches robins, membres des cours souveraines, des gens titrĂ©s, nobles de vieille souche, aristocrates de haut rang, et parmi eux les plus grands noms de France : Olympe Mancini,(...) la princesse de Tingry, les duchesses d’AngoulĂȘme, de Bouillon, de Vitry, de Vivonne, le marĂ©chal-duc de Luxembourg, les ducs de VendĂŽme et de Brissac, la marquise d’Alluyes, les marquis de Cessac, de FeuquiĂšres et de Termes, la comtesse du Roure, la vicomtesse de Polignac
"(L'affaire des Poisons - Jean-Christian Petitfils). La baronnie d'Alluye, devenu marquisat sous François d'Escoubleau, restera dans la famille pendant plus de 100 ans, puis sera vendue par dĂ©cret Ă  Jean, marquis de Gaffion*. Sa fille Jeanne de Gaffion, comtesse de Peyre par alliance*, lui succĂ©dera a la mort de son frĂšre Pierre. En 1790, Ă  la RĂ©volution, les cinq baronnies du Perche-GouĂ«t disparaissent avec la crĂ©ation des dĂ©partements. Le Perche-Gouet est Ă©clatĂ© entre trois dĂ©partements, la plus grande partie en Eure-et-Loir, quelques villages vont Ă  la Sarthe et quelques petits villages du sud sont rattachĂ©e au Loir-et-Cher. Le chĂąteau d'Alluyes est aujourd'hui propriĂ©tĂ© d'une association. GrĂ©goire de Tours nomme ce bourg "Avallocium". Le cartulaire de Saint PĂšre du XIe siĂšcle le nomme "Allogia". A la mort de Clotaire Ier, le royaume des Francs est partagĂ© entre ses fils: Sigebert, Gontran, Caribert et leur demi-frĂšre ChilpĂ©ric (fils de Clotaire avec sa seconde Ă©pouse). Le rĂšgne de ChilpĂ©ric est occupĂ© par des conflits avec ses frĂšres. En 584 ChilpĂ©ric sera assassinĂ©, Ă  coups de poignard, Ă  Chelles (Seine-et-Marne), par un nommĂ© Falco qui rĂ©ussira Ă  s'enfuir. La pierre de ChilpĂ©ric, ou Croix de Sainte-Bautheur, dans le centre de Chelles, marque l'Ă©vĂšnement. Aparavant, en 575, Sigebert sera assassinĂ© par des pages de FrĂ©dĂ©gonde (Epouse de ChilpĂ©ric. On attribuera Ă  FrĂ©dĂ©gonde une demi douzaine de meurtres). Alluyes-sur-le-Loir, une des 5 baronnies du Perche-GouĂ«t, terre attribuĂ©e par l’Empereur Charles «Le Gros» Ă  GĂ©rard, EvĂȘque de Chartres vers 880. On peut donc supposer que les barons d'Alluyes Ă©taient vassaux du diocĂšse de Chartres. Les 4 autres baronnies du Perche-GouĂ«t Ă©taient : Montmirail (la superbe), Auton (la gueuse), La Bazoche (la pouilleuse) et Brou (la noble). Alluyes Ă©tant sur nommĂ©e "la riche". Mathilde ou Mahaut d'Alluyes, fille de Gauthier, seigneur d'Alluyes. AprĂšs la mort de Guillaume, elle se remariera avec Geoffroy, baron de Mayenne, seigneur de la Chartre-sur-Loir et comte du Maine. En 1050, Montmirail et Alluye Ă©taient encore dans des mains diffĂ©rentes. Peu aprĂšs, Mahaut (Mathilde), dame d'Alluye et de Brou, Ă©pousa en secondes noces Gillaume Goet (GouĂ«t) seigneur de Montmirail. Guillaume deviendra ainsi seigneur du "Petit-Perche" dit "Perche-GouĂ«t". Guillaume fut empoisonnĂ© Ă  Courville, en 1065, par la comtesse de Montgommery, mais n'en mourut pas. Mathilde survĂ©cu jusqu'en 1096 et se remaria avec Geoffroy baron de Mayenne. (Histoire de Chartres) HervĂ© III de Donzy eut Ă  lutter successivement contre le comte de Sancerre, Louis le Jeune et le comte de Champagne. Il mit alors sous la protection du roi d'Angleterre ses chĂąteaux de Saint-Aignan, Montmirail, Alluye, etc... Le roi de France pour tirer vengeance de ce procĂ©dĂ©, assĂ©gea Donzy, avec l'aide du comte de Nevers, en 1170, et dĂ©molit le chĂąteau. La paix revint ensuite avec la mĂ©diation du roi d'Angleterre. HervĂ© IV de Donzy deviendra comte de Nevers aprĂšs avoir fait prisonnier Pierre II de Courtenay. Pour prix de sa libĂ©ration, il forcera Pierre de Courtenay Ă  lui accorder la main de sa fille Mathilde (Mahaut) ainsi que le comtĂ© de Nevers. On dit que le Pape ne reconnaĂźtra le mariage qu'aprĂšs qu'HervĂ© eut participĂ© Ă  plusieurs croisades, dont celle contre les Albigeois. HervĂ© mourut dans son chĂąteau de Saint-Aignan, empoisonnĂ©, le 21 janvier 1222. Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez qui succomba en Italie lors de son retour de la croisade. Mahaut se retira Ă  Fontevrault oĂč elle mourut en dĂ©cembre 1256. RelatĂ© dans une charte datĂ©e de 1222, oĂč figure pour la premiĂšre fois la mention du chĂąteau. "En 1096. Guillaume (Goet II) seigneur d’Alluye, considĂ©rant que les richesses de la terre conduisent ceux qui s’en servent mal, dans le fond de l'enfer, & que ceux qui les distribuent aux pauvres nĂ©cessiteux , en ' reçoivent d’éternelles rĂ©compenses, estima qu’il devoit se faire des amis des biens qu’il possĂ©doit, afin d’ĂȘtre reçu Ă  l'heure de sa mort, dans les tabernacles qui ne peuvent pĂ©rir. Ce seigneur, trĂšs-illustre & de trĂšs-noble race , selon les dignitĂ©s du siĂšcle & emplois de la guerre, reconnoissant sa noblesse obscurcie par ses mauvaises oeuvres, & comme un vrai chrĂ©tien, S’humilioit & dĂ©ploroit ses pĂ©chĂ©s , dont il dĂ©siroit&obtenir le pardon , prit pour son intercesseur Saint Pierre, le prince des apĂŽtres, lui donna & aux moines de son monastĂšre de Chartres , l'Ă©glise de St. Lubin, confesseur & Ă©vĂȘque de Chartres; laquelle Ă©glise ses ancĂȘtres avoient fait bĂątir magnifiquement en la vallĂ©e de ChĂąteaudun, & en jouissoient comme de leur patrimoine. Il leur donna aussi tous les droits honorifiques & tout ce qui dĂ©pendoit de cette Ă©glise , tant dedans , que dehors; les dimes & les censives. Il permit aux nobles, ses vassaux , de donner , ou de vendre les dimes dont ils jouissoient ; comparant les choses , qu’il donnoit, avec la rĂ©compense qu’il espĂ©roit recevoir de la bontĂ© de Dieu , il estimoit qu’il ne donnoit rien, parce que les biens de la terre passent & prennent fin , & que les biens cĂ©lestes sont Ă©ternels , d’un prix inestimable & incorruptibles; il disoit qu’il imitoit cette veuve qui offroit "duo minuta", & que, donnant en ce monde un verre d'eau froide , il espĂ©roit que dans le ciel il lui seroit utile. Ce trĂšs-pieux seigneur , pour donner autoritĂ© Ă  cette donation, la fit signer par Mathilde , sa mere , & la signa lui-mĂȘme, avec Eustache , sa femme , Hugues & Guillaume, ses fils , encore jeunes , & autres." (Histoire de la ville de Chartres par M. Doyen - 1786) Guy III de ChĂątillon, Ă©poux de AgnĂšs de Donzy, est mort d'un coup de pierre, pendant la croisade contre les albigeois, en aoĂ»t 1226. Louis VIII Le Lion, Roi de France de 1223 Ă  1226, le 8 Ăšme capĂ©tien, Ă©pousa (le futur roi avait 13 ans et Blanche 12) Blanche de Castille, qui fut "deux fois reine": reine de France par sont mariage avec Louis VIII puis reine d'Angleterre par son remariage avec un PlantagenĂȘt. Louis VIII Ă©tait le fils aĂźnĂ© de Philippe Auguste (Philippe II) et le pĂšre de Saint-Louis (Louis IX). Louis VIII Le Lion ajoutera le Poitou et le Languedoc au royaume de France. Avec son pĂšre, Philippe Auguste, il participe Ă  la lutte contre l'Angleterre. Il bat Jean-sans-Terre Ă  La Roche-aux-Moines en 1214, mais est battu par le fils de Jean-sans-Terre, Henri III, Ă  Lincoln en 1216. Il lance la croisade contre les albigeois en 1225-1226. Il meurt malade, sur le chemin de Paris, au retour de la croisade. Les comtes d'Anjou gardĂšrent le royaume de Naples jusqu'en 1442. RenĂ© d'Anjou fut Ă©vincĂ© par le roi d'aragon qui rĂ©unifia les deux siciles sous le nom de "royaume des Deux-Siciles". Robert de cassel (1278-1331) Ă©tait fils de Robert III de Flandre et de Yolande de Bourgogne soeur de Marguerite de Bourgogne et comtesse de Nevers. Le Perche sera entiĂšrement occupĂ© Ă  partir de la dĂ©faite de Verneuil-sur-Avre en aoĂ»t 1424. Thomas de Montaigu, comte de Salisbury sera nommĂ© comte du Perche par Henri V d’Angleterre. Thomas de Montaigu qui a combattu Ă  Azincourt, Verneuil et autres, sera tuĂ© par un boulet de canon en octobre 1428, Ă  Meung-sur-Loire, lors du siĂšge d'OrlĂ©ans. L'occupation durera 25 ans. Louis de Luxembourg-Saint-Pol (fait connĂ©table de Saint-Pol par Louis XI) fut condamnĂ© Ă  mort, pour lĂšse-majestĂ©, par le Parlement le 19 dĂ©cembre 1475, et dĂ©capitĂ© sur la place de GrĂšve de Paris le mĂȘme jour. Louis de Luxembourg qui soutenait le roi de France, apportait Ă©galement son aide au duc de Bourgogne alliĂ© de l'Angleterre. En rĂ©alitĂ© cet intrigant ne jouait que pour lui-mĂȘme. LassĂ© de ses intrigues, le roi d'Angleterre Édouard IV, donna Ă  Louis XI la correspondance que Louis de Luxembourg lui avait adressĂ©e, et le duc de Bourgogne, Charles le tĂ©mĂ©raire le livra Ă  Louis XI. De 1315 jusqu'Ă  1522, de Louis X le Hutin jusqu'Ă  François Ier, sur les 12 secrĂ©taires aux finances qui se sont succĂ©dĂ©s, 8 furent pendus ou assassinĂ©s, 3 furent condamnĂ©s Ă  l'exil ou la prison. Seul Florimond ne fut pas inquiĂ©tĂ©, pendant 40 ans. Françoise Robertet avait Ă©pousĂ© en premiĂšres noces Jean Babou de la BourdaisiĂšre. De ce mariage est issu Françoise Babou de La BourdaisiĂšre qui Ă©pousera Antoine d'EstrĂ©es. Françoise fut tuĂ©e Ă  Issoire lors des guerres de la Ligue, en laissant 9 enfants, dont la belle Gabrielle d'EstrĂ©es qui sera favorite d'Henri IV. * Afin d'en remontrer Ă  l'orgueil des "grands" concernant leur gĂ©nĂ©alogie Louis XV aurait dit un jour : 
 «Sous le rĂšgne de Louis XI, vers 1470, il y avait Ă  Bourges un honnĂȘte notaire qui s'appelait Babou. On trouva mĂȘme quelque part que le pĂšre de ce notaire avait Ă©tĂ© barbier, mais cela n'est pas si constant que l'Ă©tat de notaire exercĂ© par le fils, dont il existe dans les archives du Berry, nombre d'actes signĂ©s de sa main. Babou fit fortune et acheta pour son fils, Philibert Babou, une charge de trĂ©sorier de France. Philibert devint maĂźtre d'hĂŽtel du roi Charles VIII. Il fut pĂšre de Babou, sieur de La BourdaisiĂšre, maĂźtre gĂ©nĂ©ral de l'artillerie en 1539. La fille de ce La BourdaisiĂšre fut mĂšre de Gabrielle d'EstrĂ©es, laquelle eut pour fils naturel, CĂ©sar de VendĂŽme, mariĂ© en 1609 Ă  l'hĂ©ritiĂšre de MercƓur, et pĂšre d'Élisabeth de VendĂŽme, mariĂ©e Ă  Charles-AmĂ©dĂ©e de Savoie, duc de Nemours, qui fut tuĂ© en duel par le duc de Beaufort, son beau-frĂšre. Charles-AmĂ©dĂ©e fut pĂšre de Marie de Nemours, laquelle fut mariĂ©e Ă  Charles-Emmanuel de Savoie, dont elle eut Victor-AmĂ©dĂ©e, duc de Savoie, roi de Sardaigne et pĂšre de Marie-AdĂ©laĂŻde de Savoie, mariĂ©e Ă  Louis de France, duc de Bourgogne, dont j'ai, moi qui vous parle, j'ai l'honneur d'ĂȘtre le fils. Ainsi vous voyez, Messieurs, que mon dixiĂšme aĂŻeul Ă©tait, comme je vous le disais, un trĂšs digne notaire de Bourges, dont le pĂšre aurait mĂȘme Ă©tĂ© barbier. Je ne le renie point, je n'en ressens aucune honte, et je vous invite tous, tant que vous ĂȘtes, Ă  ne pas ĂȘtre plus difficiles que moi en arbres gĂ©nĂ©alogiques.» Il s'agit de Jean de Gaffion (Gassion), marquis de Gaffion & d'Alluye, comte Montboyer, baron d'Andaux, marĂ©chal de camp des armĂ©es du roi, gouverneur de Dax & de Saint-Sever, nommĂ© chevalier des ordres du saint-Esprit (ouf!) en 1743. Mort le 20 juin 1746 Ă  Pau, ĂągĂ© de 63 ans. Il avait Ă©pousĂ© la fille du garde des sceaux, Marie-Jeanne Fleuriau d'Armenonville. Sa fille Jeanne deviendra dame d'Alluyes Ă  la mort sans enfant de son frĂšre Pierre. Eymard-Henri de Moret, Chevalier, Comte de Peyre, etc... , qui avait Ă©pousĂ© Jeanne de Gaffion en 1733. Il mourut le 21 janvier 1739. Leur fils, Jean-Henri, nĂ© le 6 septembre 1737, hĂ©ritier d'une fortune colossale par son pĂšre (indirectement, celle de CĂ©sar de GrolĂ©e, comte de Peyre, sans enfants), n'ayant pas eu d'Ă©pouse ni d'hĂ©ritiers, fit transmettre l'ensemble de ses biens Ă  une parente Ă©loignĂ©e, Marie-Charlotte de Cassagne-Beaufort de Miramon, Ă©pouse du comte François-FĂ©lix du Plessis-ChĂątillon. www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/28alluyes-histor... www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=1821 provincehistorique.over-blog.com/article-les-seigneurs-du... www.westhoekpedia.org/wp-content/uploads/downloads/2012/0... maison.omahony.free.fr/ascendants/fiche%20robertet%20flor... fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Babou_de_La_Bourdaisi%C3%A8re books.openedition.org/pur/18102?lang=fr#ftn8 books.google.fr/books?id=xWggxFQjnk0C&pg=PA110&lp...
Alluyes (Eure-et-Loir) Le chĂąteau fĂ©odal (XIIIe). Il Ă©tait protĂ©gĂ© par une enceinte fortifiĂ©e garnie de plusieurs tours. Le donjon a Ă©tĂ© construit sur une ancienne motte. Il mesure une trentaine de mĂštres de haut, son diamĂštre Ă©tant d'un peu plus de 14 m. Les murs peuvent mesurer jusqu'Ă  3 m d'Ă©paisseur. L'accĂšs qui s'ouvre Ă  9m du bas, devait dĂ©boucher sur le chemin de ronde de la muraille. Il est dans le style de construction des tours philippiennes (de Philippe Auguste); tour circulaire et voute d'ogive pour les Ă©tages. La tour d'Alluyes est sans fondements et simplement posĂ©e sur le sol. La poterne est le seul vestige de l'entrĂ©e fortifiĂ©e et du pont levis. La chapelle fut construite au XVe siĂšcle, elle fut sanctifiĂ©e en 1473. GrĂ©goire de Tours, dans ses annales (chap. 44), rapporte que ChilpĂ©ric, poursuivi par Sigebert et Gontran en 576, se retrancha dans le Perche, Ă  Alluye*, oĂč il fit la paix*. (En rĂ©alitĂ© il s'agit plus probablement de Gontran et des troupes de Sigebert, ce dernier ayant Ă©tĂ© assassinĂ© en dĂ©cembre 575, Ă  moins qu'il ne s'agisse pas de 576, mais de 574). Vers 849, les Normands ayant dĂ©truit l'abbaye de Saint PĂšre, HĂ©lie, Ă©vĂȘque de Chartres les repoussa, et pour remercier des militaires qui l'avait servi, leur donna des possessions de cette abbaye qui sont les bourgs d'Alluye, Brou, Authon, La Bazoche, et Monmirail. Qui seront plus tard les cinq baronnies du Perche GouĂ«t (Histoire de Chartres). Un certain Hugues, seigneur d'Alluye est mentionnĂ© comme tĂ©moin d'une donation faites par Leudegarde de Vermandois Ă  l'abbaye de Saint-PĂšre-en-VallĂ©e de Chartres, le 5 fĂ©vrier 978. C'est le premier seigneur d'Alluyes dont on ait la trace Ă©crite*. Il Ă©tait peut-ĂȘtre vassal de Leudgarde de Vermandois, veuve de Thibaud "le Tricheur" comte de Blois, Chartres et tours, mais aussi de l'Ă©vĂȘque de Chartres. Au milieu du XIe siĂšcle un seigneur local du nom de Guillaume GouĂ«t, seigneur de Montmirail, Authon et La Bazoche, se marie avec Mathilde d’Alluye*, dame de Brou et d'Alluye, et devient par cette union Ă©galement seigneur d’Alluye et Brou*. Guillaume II GouĂ«t dit "Le Vieux"*, fils de Mathilde d'Alluye et Guillaume GouĂ«t, succĂ©dera comme seigneur d'Alluyes. Puis Guillaume III GouĂ«t d'Alluye dit "Le Jeune", fils du prĂ©cĂ©dent et de Eustachie Crespon. Guillaume IV GouĂ«t d'Alluye, fils du prĂ©cĂ©dent, laissera une hĂ©ritiĂšre: Mathilde d’Alluyes (1153 Ă  Tours - aprĂšs 1180) qui Ă©pousera Henri ou HervĂ© III de Donzy* en 1169 (c'est le troisiĂšme mariage du baron de Donzy). AprĂšs la mort de Mathilde d'Alluyes en 1180, Alluyes passera dans la famille Donzy par son Ă©poux HervĂ© III baron de Donzy. On peut trĂšs probablement attribuer Ă  HervĂ© IV de Donzy* (comte de Nevers, seigneur de Cosne, seigneur de Saint-Aignan-sur-Cher), la mise en eau des fossĂ©s du chĂąteau et de la basse-cour par dĂ©tournement du cours du Loir*. AgnĂšs de Donzy (1202 - 1225) succĂ©dera Ă  son pĂšre HervĂ© IV. Seule hĂ©ritiĂšre, elle Ă©pousera Philippe de France, fils du futur roi de France Louis VIII dit "Le Lion"*. Philippe mort un an aprĂšs son mariage, AgnĂšs se remariera avec Guy III de ChĂątillon*. Elle mourut en couches de son deuxiĂšme enfant, Gaucher de ChĂątillon qui survĂ©cut. La construction du donjon dĂ©bute probablement vers 1230. Les constructions semblent ĂȘtre achevéée avant 1250, par Gaucher de ChĂątillon. Gaucher de ChĂątillon perdit la vie Ă  Damiette en 1250. La soeur de Gaucher de ChĂątillon mourut en 1254 et laissa le Perche-GouĂ«t Ă  sa fille Mahaut. Mahaut (Mahaut II de Dampierre) Ă©pousa Eudes fils du duc de Bourgogne en 1248. Elle mourut en ayant suivi son Ă©poux Ă  la croisade, Ă  Saint-Jean d-Acre, en 1262. Eudes Ă  son tour meurt, le 4 aoĂ»t 1266. La cadette des filles, Marguerite (Marguerite de Bourgogne) hĂ©rite du titre de comtesse de Tonnerre et hĂ©rite du Perche-GouĂ«t et d'autres fiefs (L'aĂźnĂ©e est faite comtesse de Nevers, la puinĂ©e devient comtesse d'Auxerre). Marguerite de Bourgogne (1250-1308) Ă©pousa en 1268, Charles de France, comte du Maine, d'Anjou, et de Provence. Il Ă©tait frĂšre de Saint-Louis. Avec l'accord du Pape, Charles fit assassiner le prĂ©tendant au royaume de Sicile et devint roi de Sicile sous le nom de Charles Ier. Marguerite s'installa Ă  Naples. Le lundi de PĂąques 1282 (30 mars), Ă  l'heure des VĂȘpres, une rĂ©volte Ă©clate Ă  Palerme, 8000 soldats français sont massacrĂ©s et Charles est chassĂ© de l'Ăźle. Il s'en suivit une sĂ©paration du royaume de Sicile en deux parties : La Sicile insulaire et le royaume de Naples pĂ©ninsulaire*. Charles meurt Ă  Foggia en Italie, en 1285, Marguerite retournera dans son domaine de Tonnerre ou elle dĂ©cĂšdera le 4 septembre 1308. Par testament, elle cĂšde ses cinq baronnies (Alluyes, Brou, Authon, La Bazoche et Montmirail), Ă  son neveu Robert de Cassel*. De 1342 Ă  1418, Alluye passera chez les comtes de Bar, par alliance (en 1340) de Yolande de Cassel (Yolande de Flandre-Cassel) avec Henri IV comte de Bar et seigneur de Puisay. Robert Ier de Bar succĂ©dera comme seigneur du Perche-GouĂ«t (Alluyes, Brou, Montmirail, Auton, La Bazoche) et autres lieux. Un Jean de Bar, seigneur d'Alluye et autres lieux, fut tuĂ© Ă  Azincourt le 25 octobre 1415. Pendant la Guerre-de-Cent-Ans, le chĂąteau fort a Ă©tĂ© occupĂ© par les Anglais*. Louis de Luxembourg*, seigneur d'Alluye par sa femme Jeanne de Bar, ayant adhĂ©rĂ© Ă  la cause anglaise, sera dĂ©possĂ©dĂ© du chĂąteau au profit de Charles V d'Anjou. Celui-ci y recevra Louis XI en 1463 et fera bĂ©nir la chapelle castrale, Saint-Nicolas, en 1479. A la Renaissance, en 1505, Florimond Robertet d'Alluyes (1457-1533), TrĂ©sorier de France du roi Charles VIII, SecrĂ©taire d'etat sous Louis VII, puis administrateur du royaume sous François 1er, acquiert les baronnies d’Alluyes et de Brou. Il fera rĂ©nover le chĂąteau. Bien qu'enrichit considĂ©rablement par les rois qu'il servit, Florimond Robertet mourut paisiblement dans son lit, ce qui Ă©tait rare Ă  l'Ă©poque pour un secrĂ©taire au TrĂ©sor*. Les Robertet se succĂ©deront, puis le fief d'alluyes passera par hĂ©ritage, chez les Babou de la BourdaisiĂšre*. A la fin du XVIe siĂšcle, Henri IV, rencontra Ă  Alluyes la belle Gabrielle d'EstrĂ©es, arriĂšre-petite-fille de Florimond Robertet. A partir de 1591, il revint plusieurs fois Ă  Alluyes pour rendre visite Ă  sa maĂźtresse. Henri IV fit de la baronnie d'Alluyes un marquisat. C'est Isabelle Babou qui obtint en 1603 que la baronnie d'Alluyes fut Ă©rigĂ©e en marquisat (et la chĂątellenie d'Auneau en baronnie). Un descendant des Babou serait Louis XV, d'aprĂšs lui-mĂȘme* Isabelle Babou, fille de Jean Babou et Françoise Robertet, dame d'Alluyes, Ă©tait l'Ă©pouse de François d'Escoubleau, marquis de Sourdis. Le 30 octobre 1633, le marĂ©chal de ChĂątillon remit les gouvernements d’OrlĂ©ans , du pays Chartrain , du Blaisois , du VendĂŽmois , & du Dunois ,entre les mains de sa majestĂ© , qui en pourvut M. Charles d’Escoubleau , chevalier des ordres du roi , marquis de Sourdis & d’Alluye , & y ajouta le chĂąteau d'Amboise (Histoire de Chartres). En 1679, Ă  l'apogĂ©e du rĂšgne de Louis XIV, Ă©clatait la sordide affaires des poisons. Parmi "la clientĂšle des officines de poison et de mort, les accusĂ©s ne faisaient pas que mentionner quelques blanchisseuses, fripiĂšres, vinaigriĂšres ou cabaretiĂšres, battues par leur ivrogne de mari, voire quelques gentilshommes dĂ©classĂ©s tombĂ©s dans la dĂ©bauche, mais de puissants et riches robins, membres des cours souveraines, des gens titrĂ©s, nobles de vieille souche, aristocrates de haut rang, et parmi eux les plus grands noms de France : Olympe Mancini,(...) la princesse de Tingry, les duchesses d’AngoulĂȘme, de Bouillon, de Vitry, de Vivonne, le marĂ©chal-duc de Luxembourg, les ducs de VendĂŽme et de Brissac, la marquise d’Alluyes, les marquis de Cessac, de FeuquiĂšres et de Termes, la comtesse du Roure, la vicomtesse de Polignac
"(L'affaire des Poisons - Jean-Christian Petitfils). La baronnie d'Alluye, devenu marquisat sous François d'Escoubleau, restera dans la famille pendant plus de 100 ans, puis sera vendue par dĂ©cret Ă  Jean, marquis de Gaffion*. Sa fille Jeanne de Gaffion, comtesse de Peyre par alliance*, lui succĂ©dera a la mort de son frĂšre Pierre. En 1790, Ă  la RĂ©volution, les cinq baronnies du Perche-GouĂ«t disparaissent avec la crĂ©ation des dĂ©partements. Le Perche-Gouet est Ă©clatĂ© entre trois dĂ©partements, la plus grande partie en Eure-et-Loir, quelques villages vont Ă  la Sarthe et quelques petits villages du sud sont rattachĂ©e au Loir-et-Cher. Le chĂąteau d'Alluyes est aujourd'hui propriĂ©tĂ© d'une association. GrĂ©goire de Tours nomme ce bourg "Avallocium". Le cartulaire de Saint PĂšre du XIe siĂšcle le nomme "Allogia". A la mort de Clotaire Ier, le royaume des Francs est partagĂ© entre ses fils: Sigebert, Gontran, Caribert et leur demi-frĂšre ChilpĂ©ric (fils de Clotaire avec sa seconde Ă©pouse). Le rĂšgne de ChilpĂ©ric est occupĂ© par des conflits avec ses frĂšres. En 584 ChilpĂ©ric sera assassinĂ©, Ă  coups de poignard, Ă  Chelles (Seine-et-Marne), par un nommĂ© Falco qui rĂ©ussira Ă  s'enfuir. La pierre de ChilpĂ©ric, ou Croix de Sainte-Bautheur, dans le centre de Chelles, marque l'Ă©vĂšnement. Aparavant, en 575, Sigebert sera assassinĂ© par des pages de FrĂ©dĂ©gonde (Epouse de ChilpĂ©ric. On attribuera Ă  FrĂ©dĂ©gonde une demi douzaine de meurtres). Alluyes-sur-le-Loir, une des 5 baronnies du Perche-GouĂ«t, terre attribuĂ©e par l’Empereur Charles «Le Gros» Ă  GĂ©rard, EvĂȘque de Chartres vers 880. On peut donc supposer que les barons d'Alluyes Ă©taient vassaux du diocĂšse de Chartres. Les 4 autres baronnies du Perche-GouĂ«t Ă©taient : Montmirail (la superbe), Auton (la gueuse), La Bazoche (la pouilleuse) et Brou (la noble). Alluyes Ă©tant sur nommĂ©e "la riche". Mathilde ou Mahaut d'Alluyes, fille de Gauthier, seigneur d'Alluyes. AprĂšs la mort de Guillaume, elle se remariera avec Geoffroy, baron de Mayenne, seigneur de la Chartre-sur-Loir et comte du Maine. En 1050, Montmirail et Alluye Ă©taient encore dans des mains diffĂ©rentes. Peu aprĂšs, Mahaut (Mathilde), dame d'Alluye et de Brou, Ă©pousa en secondes noces Gillaume Goet (GouĂ«t) seigneur de Montmirail. Guillaume deviendra ainsi seigneur du "Petit-Perche" dit "Perche-GouĂ«t". Guillaume fut empoisonnĂ© Ă  Courville, en 1065, par la comtesse de Montgommery, mais n'en mourut pas. Mathilde survĂ©cu jusqu'en 1096 et se remaria avec Geoffroy baron de Mayenne. (Histoire de Chartres) HervĂ© III de Donzy eut Ă  lutter successivement contre le comte de Sancerre, Louis le Jeune et le comte de Champagne. Il mit alors sous la protection du roi d'Angleterre ses chĂąteaux de Saint-Aignan, Montmirail, Alluye, etc... Le roi de France pour tirer vengeance de ce procĂ©dĂ©, assĂ©gea Donzy, avec l'aide du comte de Nevers, en 1170, et dĂ©molit le chĂąteau. La paix revint ensuite avec la mĂ©diation du roi d'Angleterre. HervĂ© IV de Donzy deviendra comte de Nevers aprĂšs avoir fait prisonnier Pierre II de Courtenay. Pour prix de sa libĂ©ration, il forcera Pierre de Courtenay Ă  lui accorder la main de sa fille Mathilde (Mahaut) ainsi que le comtĂ© de Nevers. On dit que le Pape ne reconnaĂźtra le mariage qu'aprĂšs qu'HervĂ© eut participĂ© Ă  plusieurs croisades, dont celle contre les Albigeois. HervĂ© mourut dans son chĂąteau de Saint-Aignan, empoisonnĂ©, le 21 janvier 1222. Mahaut de Courtenay se remaria avec Guy IV de Forez qui succomba en Italie lors de son retour de la croisade. Mahaut se retira Ă  Fontevrault oĂč elle mourut en dĂ©cembre 1256. RelatĂ© dans une charte datĂ©e de 1222, oĂč figure pour la premiĂšre fois la mention du chĂąteau. "En 1096. Guillaume (Goet II) seigneur d’Alluye, considĂ©rant que les richesses de la terre conduisent ceux qui s’en servent mal, dans le fond de l'enfer, & que ceux qui les distribuent aux pauvres nĂ©cessiteux , en ' reçoivent d’éternelles rĂ©compenses, estima qu’il devoit se faire des amis des biens qu’il possĂ©doit, afin d’ĂȘtre reçu Ă  l'heure de sa mort, dans les tabernacles qui ne peuvent pĂ©rir. Ce seigneur, trĂšs-illustre & de trĂšs-noble race , selon les dignitĂ©s du siĂšcle & emplois de la guerre, reconnoissant sa noblesse obscurcie par ses mauvaises oeuvres, & comme un vrai chrĂ©tien, S’humilioit & dĂ©ploroit ses pĂ©chĂ©s , dont il dĂ©siroit&obtenir le pardon , prit pour son intercesseur Saint Pierre, le prince des apĂŽtres, lui donna & aux moines de son monastĂšre de Chartres , l'Ă©glise de St. Lubin, confesseur & Ă©vĂȘque de Chartres; laquelle Ă©glise ses ancĂȘtres avoient fait bĂątir magnifiquement en la vallĂ©e de ChĂąteaudun, & en jouissoient comme de leur patrimoine. Il leur donna aussi tous les droits honorifiques & tout ce qui dĂ©pendoit de cette Ă©glise , tant dedans , que dehors; les dimes & les censives. Il permit aux nobles, ses vassaux , de donner , ou de vendre les dimes dont ils jouissoient ; comparant les choses , qu’il donnoit, avec la rĂ©compense qu’il espĂ©roit recevoir de la bontĂ© de Dieu , il estimoit qu’il ne donnoit rien, parce que les biens de la terre passent & prennent fin , & que les biens cĂ©lestes sont Ă©ternels , d’un prix inestimable & incorruptibles; il disoit qu’il imitoit cette veuve qui offroit "duo minuta", & que, donnant en ce monde un verre d'eau froide , il espĂ©roit que dans le ciel il lui seroit utile. Ce trĂšs-pieux seigneur , pour donner autoritĂ© Ă  cette donation, la fit signer par Mathilde , sa mere , & la signa lui-mĂȘme, avec Eustache , sa femme , Hugues & Guillaume, ses fils , encore jeunes , & autres." (Histoire de la ville de Chartres par M. Doyen - 1786) Guy III de ChĂątillon, Ă©poux de AgnĂšs de Donzy, est mort d'un coup de pierre, pendant la croisade contre les albigeois, en aoĂ»t 1226. Louis VIII Le Lion, Roi de France de 1223 Ă  1226, le 8 Ăšme capĂ©tien, Ă©pousa (le futur roi avait 13 ans et Blanche 12) Blanche de Castille, qui fut "deux fois reine": reine de France par sont mariage avec Louis VIII puis reine d'Angleterre par son remariage avec un PlantagenĂȘt. Louis VIII Ă©tait le fils aĂźnĂ© de Philippe Auguste (Philippe II) et le pĂšre de Saint-Louis (Louis IX). Louis VIII Le Lion ajoutera le Poitou et le Languedoc au royaume de France. Avec son pĂšre, Philippe Auguste, il participe Ă  la lutte contre l'Angleterre. Il bat Jean-sans-Terre Ă  La Roche-aux-Moines en 1214, mais est battu par le fils de Jean-sans-Terre, Henri III, Ă  Lincoln en 1216. Il lance la croisade contre les albigeois en 1225-1226. Il meurt malade, sur le chemin de Paris, au retour de la croisade. Les comtes d'Anjou gardĂšrent le royaume de Naples jusqu'en 1442. RenĂ© d'Anjou fut Ă©vincĂ© par le roi d'aragon qui rĂ©unifia les deux siciles sous le nom de "royaume des Deux-Siciles". Robert de cassel (1278-1331) Ă©tait fils de Robert III de Flandre et de Yolande de Bourgogne soeur de Marguerite de Bourgogne et comtesse de Nevers. Le Perche sera entiĂšrement occupĂ© Ă  partir de la dĂ©faite de Verneuil-sur-Avre en aoĂ»t 1424. Thomas de Montaigu, comte de Salisbury sera nommĂ© comte du Perche par Henri V d’Angleterre. Thomas de Montaigu qui a combattu Ă  Azincourt, Verneuil et autres, sera tuĂ© par un boulet de canon en octobre 1428, Ă  Meung-sur-Loire, lors du siĂšge d'OrlĂ©ans. L'occupation durera 25 ans. Louis de Luxembourg-Saint-Pol (fait connĂ©table de Saint-Pol par Louis XI) fut condamnĂ© Ă  mort, pour lĂšse-majestĂ©, par le Parlement le 19 dĂ©cembre 1475, et dĂ©capitĂ© sur la place de GrĂšve de Paris le mĂȘme jour. Louis de Luxembourg qui soutenait le roi de France, apportait Ă©galement son aide au duc de Bourgogne alliĂ© de l'Angleterre. En rĂ©alitĂ© cet intrigant ne jouait que pour lui-mĂȘme. LassĂ© de ses intrigues, le roi d'Angleterre Édouard IV, donna Ă  Louis XI la correspondance que Louis de Luxembourg lui avait adressĂ©e, et le duc de Bourgogne, Charles le tĂ©mĂ©raire le livra Ă  Louis XI. De 1315 jusqu'Ă  1522, de Louis X le Hutin jusqu'Ă  François Ier, sur les 12 secrĂ©taires aux finances qui se sont succĂ©dĂ©s, 8 furent pendus ou assassinĂ©s, 3 furent condamnĂ©s Ă  l'exil ou la prison. Seul Florimond ne fut pas inquiĂ©tĂ©, pendant 40 ans. Françoise Robertet avait Ă©pousĂ© en premiĂšres noces Jean Babou de la BourdaisiĂšre. De ce mariage est issu Françoise Babou de La BourdaisiĂšre qui Ă©pousera Antoine d'EstrĂ©es. Françoise fut tuĂ©e Ă  Issoire lors des guerres de la Ligue, en laissant 9 enfants, dont la belle Gabrielle d'EstrĂ©es qui sera favorite d'Henri IV. * Afin d'en remontrer Ă  l'orgueil des "grands" concernant leur gĂ©nĂ©alogie Louis XV aurait dit un jour : 
 «Sous le rĂšgne de Louis XI, vers 1470, il y avait Ă  Bourges un honnĂȘte notaire qui s'appelait Babou. On trouva mĂȘme quelque part que le pĂšre de ce notaire avait Ă©tĂ© barbier, mais cela n'est pas si constant que l'Ă©tat de notaire exercĂ© par le fils, dont il existe dans les archives du Berry, nombre d'actes signĂ©s de sa main. Babou fit fortune et acheta pour son fils, Philibert Babou, une charge de trĂ©sorier de France. Philibert devint maĂźtre d'hĂŽtel du roi Charles VIII. Il fut pĂšre de Babou, sieur de La BourdaisiĂšre, maĂźtre gĂ©nĂ©ral de l'artillerie en 1539. La fille de ce La BourdaisiĂšre fut mĂšre de Gabrielle d'EstrĂ©es, laquelle eut pour fils naturel, CĂ©sar de VendĂŽme, mariĂ© en 1609 Ă  l'hĂ©ritiĂšre de MercƓur, et pĂšre d'Élisabeth de VendĂŽme, mariĂ©e Ă  Charles-AmĂ©dĂ©e de Savoie, duc de Nemours, qui fut tuĂ© en duel par le duc de Beaufort, son beau-frĂšre. Charles-AmĂ©dĂ©e fut pĂšre de Marie de Nemours, laquelle fut mariĂ©e Ă  Charles-Emmanuel de Savoie, dont elle eut Victor-AmĂ©dĂ©e, duc de Savoie, roi de Sardaigne et pĂšre de Marie-AdĂ©laĂŻde de Savoie, mariĂ©e Ă  Louis de France, duc de Bourgogne, dont j'ai, moi qui vous parle, j'ai l'honneur d'ĂȘtre le fils. Ainsi vous voyez, Messieurs, que mon dixiĂšme aĂŻeul Ă©tait, comme je vous le disais, un trĂšs digne notaire de Bourges, dont le pĂšre aurait mĂȘme Ă©tĂ© barbier. Je ne le renie point, je n'en ressens aucune honte, et je vous invite tous, tant que vous ĂȘtes, Ă  ne pas ĂȘtre plus difficiles que moi en arbres gĂ©nĂ©alogiques.» Il s'agit de Jean de Gaffion (Gassion), marquis de Gaffion & d'Alluye, comte Montboyer, baron d'Andaux, marĂ©chal de camp des armĂ©es du roi, gouverneur de Dax & de Saint-Sever, nommĂ© chevalier des ordres du saint-Esprit (ouf!) en 1743. Mort le 20 juin 1746 Ă  Pau, ĂągĂ© de 63 ans. Il avait Ă©pousĂ© la fille du garde des sceaux, Marie-Jeanne Fleuriau d'Armenonville. Sa fille Jeanne deviendra dame d'Alluyes Ă  la mort sans enfant de son frĂšre Pierre. Eymard-Henri de Moret, Chevalier, Comte de Peyre, etc... , qui avait Ă©pousĂ© Jeanne de Gaffion en 1733. Il mourut le 21 janvier 1739. Leur fils, Jean-Henri, nĂ© le 6 septembre 1737, hĂ©ritier d'une fortune colossale par son pĂšre (indirectement, celle de CĂ©sar de GrolĂ©e, comte de Peyre, sans enfants), n'ayant pas eu d'Ă©pouse ni d'hĂ©ritiers, fit transmettre l'ensemble de ses biens Ă  une parente Ă©loignĂ©e, Marie-Charlotte de Cassagne-Beaufort de Miramon, Ă©pouse du comte François-FĂ©lix du Plessis-ChĂątillon. www.richesheures.net/epoque-6-15/chateau/28alluyes-histor... www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=1821 provincehistorique.over-blog.com/article-les-seigneurs-du... www.westhoekpedia.org/wp-content/uploads/downloads/2012/0... maison.omahony.free.fr/ascendants/fiche%20robertet%20flor... fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Babou_de_La_Bourdaisi%C3%A8re books.openedition.org/pur/18102?lang=fr#ftn8 books.google.fr/books?id=xWggxFQjnk0C&pg=PA110&lp...
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Avis laissé le 8 janv. 2026

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Avis laissé le 25 janv. 2026

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Avis laissé le 22 janv. 2026

Hotel Jehan de Beauce
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Residhome Chartres
Villa La Rocaille Balnéo&Spas

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Avis laissé le 9 déc. 2025

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Avis laissé le 18 nov. 2025

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