Les coutumes religieuses imposent le respect de quelques règles. Il convient notamment de toujours circuler dans le sens des aiguilles d'une montre lors des visites des édifices religieux, stupas notamment. De même, il faut enlever ses chaussures avant de pénétrer dans un monument bouddhique ou hindou (ainsi que tout objet en cuir dans ces derniers). La coutume veut que l'on offre une écharpe blanche au supérieur (rimpoche) d'un temple bouddhique lorsqu'on lui est présenté.
Le feu est sacré dans les maisons népalaises. Il ne faut donc y jeter aucun objet (dans la pratique, il est admis de brûler ses détritus lorsque l'on quitte un campement). Évitez également de "polluer" la nourriture en la touchant par inadvertance ou en la mettant en contact avec un ustensile ayant déjà servi. Les démonstrations d'affection et les contacts corporels en public sont rares. Élever la voix est généralement mal vu (et n'aide jamais à résoudre les problèmes). Enfin, ne posez pas de questions sur la caste à laquelle appartient une personne.
Langue
Apprendre quelques mots de népali permet de compléter l'anglais, très utile sur place. Parlé par la majorité de la population (qui cohabite avec de nombreux dialectes), le népali est une langue indo-européenne proche de l'hindi. En parler quelques mots est facile si l'on connaît les quelques règles de prononciation de base : o se prononce "ou" ; ai devient "aï" et au se dit comme dans "chaos" ; ch est prononcé "tch" et j devient "dj". Le h aspiré est fréquent en népali.
Parmi les locutions les plus utiles, citons :
namaste : bonjour/au revoir
tapaaïlaï kasto chha ? : comment ça va ?
thikcha : d'accord
maïle bujhina : je ne comprends pas
bus : bus
taxi : taxi
kothaa : chambre
baink : banque
bato : chemin (randonnée)
oralo : descente
ukao : montée
daya : droite
baya : gauche
khaana : nourriture/repas
bhat : riz (cuit)
dal : lentilles
chiya : thé
daktar : docteur
Arts
L'architecture est à l'honneur dans la vallée de Katmandou. La période Licchavi (du IVe au IXe siècles) fut prolifique mais c'est sous les Malla que naquit l'art de la sculpture sur bois, représenté par les superbes toits sculptés des temples de la vallée de Katmandou. La majorité de ces constructions adoptent le style traditionnel des pagodes népalaises à toits multiples. Les stupas, monuments bouddhiques hémisphériques abritant des reliques – reconnaissables aux représentations des yeux du Bouddha peints en couleur vive qu'ils arborent – sont caractéristiques de l'architecture religieuse du Népal.
Le Népal a une longue tradition picturale. Les premières peintures newar furent des enluminures de manuscrits, au XIe siècle. Les tangka, peintures religieuses sur toile sont proches de la miniature. Elles représentent souvent le mandala (figuration du cosmos servant de support à la méditation), la "roue de la vie" ou le Bouddha.
La musique traditionnelle reste présente, même si les gaines, musiciens professionnels, sont de plus en plus rares. Ils utilisent avant tout les flûtes et la saringhi, sorte de viole à 4 cordes. Les damai sont des musiciens professionnels modernes, tous issus de la caste des tailleurs et incontournables lors d'un mariage népalais. Cette musique peut déconcerter une oreille occidentale, tout comme les sons déchirants et lancinants des longues trompes tibétaines des sites religieux bouddhiques.
Alimentation
L'art culinaire n'est guère développé au Népal. Le dhal bhat (littéralement lentilles-riz, servis en général avec des légumes au curry) est la base de tous les repas. À défaut de variété, quelques dhal bhat particulièrement bien cuisinés se révèlent être de bonnes surprises. Certains restaurants proposent des momos, raviolis tibétains à la viande ou aux légumes frits ou cuits à la vapeur, ainsi que d'autres spécialités tibétaines. Les restaurants indiens, chinois, thaïlandais – voire mexicains ou japonais – de Katmandou permettent de varier ce régime. Le lassi, boisson rafraîchissante composée de yaourt (curd) et d'eau (vérifiez son origine !) figure à presque tous les menus.
Hindouisme et bouddhisme sont si étroitement imbriqués au Népal qu'il est souvent difficile de les distinguer. Si le pays est officiellement hindouiste, la religion pratiquée est en fait un curieux mélange de croyances hindouistes et bouddhistes, enrichi d'un panthéon de divinités tantriques. Il existe par ailleurs de petites communautés musulmanes et chrétiennes.
L'hindouisme, dont les racines remontent à plus de 1 000 ans av. J.-C., s'appuie sur de très nombreux livres sacrés. Les plus importants sont les quatre veda, ou "connaissance divine". Les trois principaux aspects de la pratique religieuse hindouiste sont les puja – cérémonies et offrandes rituelles –, la crémation des morts et le système des castes, appliqué avec beaucoup moins de rigueur au Népal qu'en Inde. Le Dieu suprême se présente sous trois formes physiques : Brahma (le Créateur), Vishnu (le protecteur) et Shiva (à la fois destructeur et régénérateur). L'hindouisme n'accepte pas les conversions : on naît hindou. Les sadhus sont des personnes qui ont renoncé à leurs possessions matérielles pour se vouer entièrement à la quête spirituelle.
Le bouddhisme n'est pas une religion au sens strict du terme, mais plutôt un système philosophique et une éthique. Il a été fondé dans le Nord de l'Inde vers 500 av. J.-C., lorsque le prince Siddhartha Gautama devint le Bouddha – "celui qui est éveillé" – après avoir reçu l'Illumination. Il développa ainsi la doctrine de la "Voie Moyenne", qui prône la modération en toutes choses. Parfois appelé "lamaïsme", le bouddhisme tibétain (l'une des multiples variantes du bouddhisme) est le plus répandu au Népal.