Langue
La langue maternelle de la majorité des habitants est le cantonais, mais plus de 70% de la population parle le mandarin, compris de la plupart des chinois, et dont l'apprentissage a connu un véritable boom depuis la rétrocession. L'anglais se pratique presque partout et le nom des rues est très souvent écrit dans les deux langues.
Tous les dialectes chinois emploient le même système d'écriture, quoique le cantonais emploie quelque 3 000 caractères spéciaux... Ceux qui pensent pouvoir mieux se débrouiller avec le "chinglish" (anglais à la sauce chinoise) seront déçus : 15 ans d'études chinoises et un cours intensif d'anglais semblent le minimum pour maîtriser cette langue hautement fantaisiste, et comme l'indique un dictionnaire anglo-chinois, "very useful for the using" ("très utile à l'utilisation").
bonjour : ni hao
au revoir : zàijiàn
merci : xièxie
je vous en prie : bukeqi
je m'appelle... : wo xing...
comment vous appelez-vous ? : nin gui xing ?
France : Faguo
je ne comprends pas : wo tingbudong
passeport : huzhào
toilettes : cèsuo
changer de l'argent : huàn qian
chambre standard : biaozhun fangjian
téléphone : diànhuà
demain : mingtian
je veux aller à... : wo yào qu...
acheter un billet : mai piào
Arts
Composé de chants, de danses, d'acrobaties, de dialogues parlés et de mimes, l'opéra chinois est complètement différent de son homologue occidental. Cette forme de spectacle est régulièrement mise en scène à Hong Kong. Mélange de variétés et de mélodies sucrées destinées aux adolescents, la Canto-pop remportent un grand succès parmi l'ensemble de la population. Plus traditionnelle, la danse du lion, symbole de chance et de fortune, se pratique dans toutes les grandes occasions, lors d'un mariage ou de l'inauguration d'un nouveau commerce. Acrobatique, elle est dansée par des troupes de kung-fu. Quant aux artistes contemporains, après avoir dû lutter contre l'esprit capitaliste des businessmen, ils doivent aujourd'hui faire face au retour de la propagande de l'art officiel chinois. Seule exception : le septième art. Nouvelle capitale du cinéma asiatique, Hong Kong produit plus de films que l'ensemble de la Chine. Outre les films d'action de Jackie Chan, de Tsui Hark et de John Woo, aujourd'hui émigré aux États-Unis, l'œuvre de Wong Kar-Wai (Chunking Express, Happy Together, In the Mood for Love, 2046) a aujourd'hui acquis une renommée internationale.
Alimentation
Malgré la prolifération de restaurants occidentaux, vous pourrez déguster toutes les cuisines chinoises à Hong Kong. On distingue quatre types de cuisines régionales différentes en Chine : celle de Beijing et du Shandong fait la part plus belle aux nouilles cuites à la vapeur qu'au riz et a pour spécialités le canard laqué et le poulet du mendiant, enveloppé dans des feuilles de lotus et cuit toute une journée sur des braises ; dans la région de Canton et de Chaozhou, on privilégie la cuisson à la vapeur, les préparations bouillies ou sautées et on compte parmi les spécialités les dim-sum, les œufs de mille ans (œufs enveloppés individuellement dans une mixture de cendres, de citron et de sel puis enterrés dans de la terre pendant 100 jours), la soupe de serpent, le ragoût de chien, le rat ou le hibou ; la cuisine de Chine orientale se spécialise dans les travers de porc, les fruits de mer et les soupes ; enfin, la cuisine du Sichuan compterait plus de 4 000 plats, au nombre desquels le gonbao jiding, poulet frit aux cacahuètes et au piment, le mapo doufu, viande de porc au yaourt de soja et aux oignons, le guoba roupian, riz soufflé servi avec de la viande de porc servie dans son jus de cuisson.
Hong Kong possède environ 600 temples, monastères et autres lieux de culte. Le monastère de Po Lin, situé sur l'île de Lantau, le monastère des Mille Bouddhas à Sha Tin et le temple de Wong Tai Sin sont les plus importants. La religion a été influencée par trois grands courants de pensée : taoïsme, confucianisme et bouddhisme, tous trois inextricablement liés au sein de la religion populaire, qui intègre également d'anciennes croyances animistes. On dit du taoïsme, né au VIIe siècle av. J.-C., qu'il est la seule religion véritablement chinoise. On ne sait rien de son fondateur, Lao-Tseu – ni même s'il a réellement existé. Le cœur du taoïsme est le concept du dao, ou Voie, principe de l'univers, qu'on ne peut appréhender qu'à travers une recherche mystique.
Le confucianisme, fondé par Confucius à la même période, est plus une philosophie qu'une religion. Il définit des codes de conduite et des modèles de soumission, met l'accent sur la famille, la piété filiale et le culte des ancêtres. En Chine prédomine l'école mahayana du bouddhisme, ou Grand Véhicule ; elle regorge de cieux, d'enfers et de descriptions du nirvana. Les aspects de Bouddha sont multiples et les temples remplis d'images de dieux et d'intercesseurs. Au Tibet, au Sichuan et au Yunnan prédomine en revanche le bouddhisme tantrique, ou rajrayana, forme beaucoup plus mystique accordant une grande place aux postures rituelles, rites secrets d'initiation et mantras (formules sacrées). Quant à l'astrologie, elle s'intègre dans les croyances religieuses. Le régime actuel continue de professer l'athéisme : seuls les athées peuvent devenir membres du Parti. La religion a beaucoup souffert de la Révolution culturelle, durant laquelle les temples ont été détruits et les moines éliminés ou condamnés aux travaux des champs.