Langue
Si le vénitien reste plus ou moins parlé et compris, à des degrés divers, par la population de Venise, ce "dialecte" qui possède un vocabulaire et un accent propres est maintenant peu usité. L'italien est très majoritairement la langue que vous entendrez dans les rues de la cité des Doges.
Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles :
bonjour : buon giorno
au revoir : arrivederci
salut : ciao
oui : sì
non : no
s'il vous plaît : per favore
merci (beaucoup) : grazie (mille)
excusez-moi : mi scusi
parlez-vous français ? : parla francese ?
quand ? : cuando ?
où ? : dove ?
je voudrais aller à... : voglio andare a...
hôtel/pension : albergo/pensione
restaurant : ristorante
petit déjeuner : prima colazione
déjeuner : pranzo
dîner : cena
combien ça coûte ? : quanto costa ?
office du tourisme : ufficio di turismo
avion : aereo
bus : autobus
train : treno
bateau : nave
à quelle heure part... ? : a che ora parte... ?
Arts
Décrire en quelques mots les trésors artistiques de Venise relève de la gageure : tout marchands qu'ils étaient, les Vénitiens de l’âge d'or de la cité des Doges accordaient en effet une large place aux arts. C’est dans la première moitié du XVe siècle que Venise commença à attirer les artistes. Paolo Veneziano (vers 1300-1362) est le premier grand nom de la peinture vénitienne. Jacopo Bellini (vers 1396-vers 1470) et surtout ses fils Giovanni (1432-1516) et Gentile (1429-1507) s’affranchirent du style gothique et adoptèrent celui de la Renaissance. Le Cinquecento sera le siècle des grands maîtres : Vittore Carpaccio (1460-1526), Titien (vers 1490-1576), le Tintoret (1518-1594) et Véronèse (1528-1588). Désormais, la création artistique vient surtout de l’extérieur, avec pour points forts la Biennale internationale d’Art contemporain et La Mostra, l’un des grands rendez-vous internationaux du 7e art.
Venise perpétue la tradition du carnaval (carnevale) depuis le XVe siècle. Cette manifestation, qui se déroule chaque année les dix jours précédant le Mercredi des Cendres, a suivi l'évolution de la ville : elle fut fastueuse lors des grandes heures de la Sérénissime, licencieuse au
XVIIIe siècle (on raconte que le carnaval durait alors deux mois au cours desquels la ville se livrait à la plus parfaite débauche) et censurée sous Mussolini, qui interdit le port de masques en public. En 1979, le carnaval renaît et prend sa forme actuelle. Les festivités débutent par la procession de la Festa delle Marie. Elle précède l'ouverture officielle du carnaval le samedi, marquée par un défilé de masques et de costumes au départ de la place Saint-Marc. Le grand bal masqué du vendredi soir suivant constitue l'apogée de cette semaine de festivités, que clôt la parade du roi du carnaval. Point d'orgue de la saison touristique (la ville atteint alors sa fréquentation maximale), le carnaval de Venise est surtout célèbre pour les masques décorés que revêtent ses participants.
Alimentation
Bénéficiant d'une clientèle captive attirée davantage par les monuments, les ruelles et les canaux de la ville que par les plaisirs de la table, nombre de restaurants de Venise servent une cuisine sans grande originalité à des tarifs "touristiques". Fruits de mer, sardines marinés et autres antipasti (cicheti en vénitien) sont préparés avec plus ou moins de bonheur dans tous les établissements de la ville, tout comme les plats italiens habituels : risotto, pâtes (dont les bigoli alla busara – sorte de spaghettis aux calamars typiquement vénitiens). Pourtant, Venise compte quelques bonnes spécialités : le carpaccio (fines tranches de bœuf cru mariné), les pâtes à l'encre de seiche, la polenta et le foie de veau aux oignons, entre autres. La ville abrite quelques marchés, dont celui du Rialto, où les embarcations déchargent chaque matin leurs lots de marchandises.
Catholique romaine comme le reste de l'Italie, Venise n'a cependant jamais été très portée sur la religion. Divers désaccords avec le pape ont notamment émaillé l'histoire de la République. Si Venise a parfois fait preuve de tolérance religieuse au cours de son histoire (les cultes arméniens et grec-orthodoxe y étaient les bienvenus), la ville s'est plus lugubrement illustrée en créant le premier ghetto juif. En 1516, l'ensemble de la population juive de Venise fut obligée de résider dans le quartier de Ghetto Novo (le mot ghetto vient du nom de ce quartier, qui signifie "la nouvelle fonderie", car il hébergeait des fonderies). Les juifs de Venise n'étaient cependant pas persécutés et restaient libres de pratiquer leur religion.